Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
23 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Billet philosophique
2 août 2019, par

Zot i koné so proverb kréol : « pou konèt ousa nou sava, i fo nou koné ousa nou sorte ». De nombreux penseurs réunionnais nous font réfléchir constamment sur cette problématique et nous donnent des éléments de réponses.
À ce sujet, revenons d’abord sur la belle conférence tenue le 25 juillet à la mairie de Bras-Panon par Prosper Ève, que nous avons déjà évoquée dans cette chronique vendredi dernier et qui était consacrée au maronage à Salazie avec ’’le couple Anchaing et Héva’’. L’historien et universitaire a rappelé en détails les nombreux combats menés par les esclaves marones et maron (malgaches, africains, comoriens, indiens, chinois…) non seulement pour résister aux esclavagistes qui les chassaient pour récolter des sous mais aussi afin d’être libres en faisant notamment respecter leur culture et la nature.
À propos de ces combats, Prosper Ève a également souligné que les résistants à l’esclavage ont beaucoup cultivé leur entente mais aussi une organisation politique dans la concertation pour les prises de décisions collectives qui concernaient les royaumes marons dans les Hauts du pays. Toutes ces valeurs fondamentales ont été illustrées par un beau documentaire de Jean-Bruno Escyle, chanteur du groupe Apolonia, « qui a consacré une chanson « Lo Rwa La Rène » à ce couple emblématique de l’Histoire de La Réunion » en posant cette question : « Combien d’Anchaing i faudra ? Et combien d’Éva po rouve somin la moral ? ».
D’une certaine façon, Julie Pontalba et Georges Gauvin ont apporté des réponses très pertinentes à ce problème lors d’une conférence organisée par le Parti Communiste Réunionnais à Saint-Denis le vendredi 26 juillet et animée par Philippe Yée-Chong-Tchi-Kan sur les combats menés depuis 60 ans par cette organisation pour un développement durable et solidaire du pays. Et les pensées philosophiques comme politiques exposées à cette rencontre ont démontré que plus que jamais nous devons nous engager ensemble pour construire une société libre et responsable, équitable, démocratique et populaire, où la priorité est le bien commun.
Ces valeurs essentielles ont aussi été défendues ce mardi 30 juillet lors d’une projection-débat organisée à Saint-Paul par l’association Libre.re de Philippe Vincent autour d’un documentaire admirable de Philippe Borrel, intitulé ‘’La bataille du Libre’’. Dans ce film, des philosophes et militants du monde entier — comme le Nord-américain Richard Stallman, l’Indienne Vandana Shina ou le Français Pierre Dardot, etc. — se battent pour des « logiciels libres, semences libres, médicaments libres, connaissances libres… pour faire émerger un monde libéré des brevets, au profit du Commun ». Voilà comment créer des liens entre notre passé et notre avenir pour préserver la vie sur Terre…
Roger Orlu
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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