Visas : ce qui est possible en Guyane doit l’être à Mayotte et à La Réunion
2 septembre, parSuppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
4 décembre 2020, par

Depuis, samedi 27 novembre 2020, le monde entier est au courant de la foulure au pied d’un certain Joe Biden. On sait qu’il était entrain de jouer avec son chien quand il s’est fait cette banale blessure. On connait même le nom de son chien, Major. Les médias et réseaux sociaux nous rebattent sans cesse les oreilles avec cette information qui semble être de la plus haute importance, faut-il croire.
Par contre, nous ne savons pas, pour la plupart d’entre nous, qu’à deux pas, tout un peuple a été déporté dans les années 60-70, et ils sont toujours en lutte pour retrouver leur terre natale. Des hommes et femmes ont été expulsés de force ou par la ruse de leur pays, des îles paradisiaques, l’archipel des Chagos.
Ils ont connu le déracinement, les pires atrocités, l’abandon, les bidonvilles, l’exclusions, les morts violentes, pour que les Américains et les Anglais installent sur l’une des îles une base militaire. L’histoire de ce peuple, une tragédie humaine du 21ème siècle, leur combat devraient être connus et soutenus dans le monde entier ; les médias devraient nous en abreuver chaque jour pour faire monter le sentiment d’injustice et jeter l’opprobre sur ces nations soit-disant démocratiques qui violent les droits humains fondamentaux. Au lieu de ça, nous avons droit aux petites mésaventures d’un américain, de ses « fines fractures des os cunéiformes latéraux de son pied ».
Lorsque la maman de Caroline Laurent, lauréate du prix des lecteurs du Roman Métis 2020, raconte son passage sur les îles Chagos, dans les années 60, elle ne peut s’empêcher de crier sa colère : « salauds d’anglais ! ». Car, ils sont bien à l’origine de cette déportation qui n’est toujours pas résolue.
Les médias occidentaux sont capables de faire tout un foin pour un os du pied fracturé. Ils font le silence lorsque tout un peuple est fracturé et meurtri. Le pire, dans quelques jours, l’un sera rétabli, il ne fera rien pour aider l’autre à guérir ses profondes blessures. En effet, il va être intronisé Président des Américains et donc chef militaire, propriétaire de la base de Diego-Garcia, une île des Chagos. Il peut mettre fin immédiatement à la souffrance et la douleur des Chagossiens. C’est quand même mieux que l’annonce de son pied guéri.
Julie Pontalba
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
In kozman pou la route
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