Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Billet philosophique
1er juillet 2016, par

Le concept ’ensemble’ est souvent évoqué dans cette chronique pour cultiver ’l’amour de la sagesse’ (la philosophie) ; autrement dit, le bon sens, le dialogue, l’entente, la solidarité et bien d’autres valeurs humaines fondamentales pour changer notre société. Ces derniers jours, des Réunionnais ont exprimé et montré comment ce concept est important à faire vivre dans le pays.
Le vendredi 24 juin dernier à Saint-Denis, Annie Darencourt, vice-présidente de l’UDIR (Union pour la Défense de l’Identité Réunionnaise), a animé une nouvelle édition de ses rencontres culturelles intitulées ‘’Marmit zistoir’’. Cette soirée a été marquée par l’ambiance chaleureuse qui a uni le public très divers et de tous les âges avec les artistes, conteurs et animateurs ayant valorisé les atouts de la culture créole réunionnaise avec sa langue, sa musique, ses chants, ses contes et ‘’sirandane’’ (‘’kosa in shoz ?’’).
La solidarité a aussi été au cœur de cette rencontre avec l’association Primat, qui a offert aux participants un délicieux repas créole gratuit. D’ailleurs un appel à la résistance aux injustices et oppressions a été lancé d’une certaine façon par un des artistes, Clency Persand, qui affichait sur ton tee-shirt : « j’ai des mains faites pour l’or » (côté face), « mais elles sont dans la merde » (et enchaînées, sur le dos).
Cet appel à résister à ce qui ne va pas dans notre société a été exprimé d’une autre façon le lundi 27 juin à Saint-Denis lors de l’assemblée générale de l’association GRANDDIR (Groupement Régional des Acteurs de l’éducation à l’eNvironnement pour un Développement Durable de l’Île de La Réunion). Un collectif de la société civile, présidé par Jean-Luc Morisse, qui regroupe plus d’une trentaine d’associations et dont le mot d’ordre est : « Ensemble agir durablement à La Réunion ».
Selon ce mouvement, « l’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) existe depuis les années 70 sur le territoire mais reste trop peu visible dans la société et trop peu prise en compte par les décideurs publics ». C’est pourquoi, dit-il, « depuis plus de 20 ans, les acteurs de l’EEDD réunionnais tendent vers un regroupement afin de favoriser sa reconnaissance et son intérêt général indéniable ».
Il ajoute qu’« en œuvrant à la reconnaissance et au développement de l’EEDD, GRANDDIR veut s’inscrire dans une politique d’accompagnement du changement de société dont nous affirmons la nécessité ». Et dans l’annonce de ses projets pour 2016, il rappelle qu’il « se donne comme priorité la création de liens entre acteurs de l’EEDD venus d’horizons différents et qui partagent des valeurs communes ».
Afin de réaliser ces objectifs très intéressants, « GRANDDIR favorise les situations d’échanges avec la mise en place d’actions et d’outils » pour « créer une dynamique de réseau et d’échanges pour favoriser le ‘’faire ensemble’’ ». Voilà un exemple à suivre dans l’ensemble du monde syndical, politique et associatif réunionnais, en particulier dans la préparation du vote avant la fin de l’année de la loi pour l’égalité réelle dans les Outre-mer, en écoutant le slogan des manifestants contre la loi travail face aux diviseurs : « Tous ensemble ! Tous ensemble ! ».
Roger Orlu
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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