Alon filozofé

« Un message plein d’espoir »

Billet philosophique

Roger Orlu / 11 septembre 2020

Une très bonne nouvelle ! ‘’Le Quotidien de La Réunion’’ a publié dimanche dernier 12 contributions très intéressantes de penseurs et d’acteurs réunionnais pour répondre à la question : « Sur le COVID, et maintenant, on fait quoi ? ». Le journaliste Guillaume Kempf, qui a recueilli ces pensées, conclut en introduction : « Un message plein d’espoir ». Voici des extraits de ces 12 réflexions à faire connaître.

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Dominique Rivière, président de la LDH La Réunion, lors d’un rassemblement contre le racisme à Champ-Fleuri à Saint-Denis le 30 novembre 2013.

- Sergio Grondin, conteur et comédien : « J’ai envie de croire que cette crise sanitaire va créer une société plus équitable, plus fraternelle ».
- Justine Edmond, présidente de l’ACH : « Ça m’a fait réfléchir à la manière dont nous consommons, dont nous réfléchissons ».
- Jaëla Devakarne Isopolis : « La crise sanitaire a servi de révélateur du malaise profond de la société réunionnaise, de cette crise d’identité, qui était déjà latente, mais qui est en train de s’accentuer ».
- Dominique Vienne, président du CESER : « Malgré tout, avec ses forces et ses faiblesses, notre société réunionnaise a commencé à se réorganiser, se réinventer pour faire face à cette catastrophe, et a fait preuve d’inventivité et de solidarité ».

« Soyons ouverts les uns aux autres »

- Marie-Alice Sinaman, humoriste : « Ce n’est pas très sympa de repousser les gens ;
donc je le fais, puis je me dis : ce n’est pas une attitude responsable ».
- Prosper Ève, professeur d’histoire moderne : « Nous devons créer les bases d’une société réellement fraternelle, une société d’écoute, avec des gens heureux et pas englués dans leur bien-être personnel. Soyons ouverts les uns aux autres ».
- Dominique Rivière, président de la Ligue des Droits de l’Homme à La Réunion : « C’est en faisant vivre nos droits et nos libertés dans la solidarité, et non en nous repliant sur nous-mêmes, que nous serons en mesure de relever les défis qui nous sont actuellement posés ».
- Christine Salem, artiste : « Il faudrait trouver un plus juste milieu, ne pas tomber dans la psychose ».

« S’appuyant sur la bonté »

- Bernard Grondin, directeur d’Emmaüs Réunion : « La vie familiale, sentimentale, sociale, économique, tout était déjà compliqué ; on pouvait néanmoins tenir le coup, s’appuyant sur la bonté, la générosité, la compassion, l’entraide, la solidarité ».
- Patrick Singaïny, écrivain et essayiste : « Il semblerait bien que le temps est venu pour homo sapiens-sapiens de gravir une marche et de devenir intégralement homo spiritualis, afin de parachever l’hominisation et ainsi la pérenniser ».
- Axel Gauvin, écrivain, président de Lofis La Lang Kréol La Réunion : « C’est la finance qui dicte la conduite des gouvernements. Et je ne vois pas comment cette crise pourrait y remédier ».
- Jean-Louis Prianon, sportif : « Cette période inédite demande de vivre autrement qu’avant. Le temps n’est plus aux regrets, mais à la recherche de nouveaux comportements afin de respecter les consignes sanitaires ».

Roger Orlu