Alon filozofé

Une des conditions favorables au développement durable de La Réunion ?

Billet philosophique

Roger Orlu / 25 septembre 2020

Nous avons déjà plusieurs fois évoqué dans cette chronique ce concept du ‘’développement durable à La Réunion’’. La crise économique, sociale (avec tant d’inégalités), sanitaire, environnementale, éducative, culturelle, démocratique, etc. s’aggrave dans notre pays ; c’est pour ça que nous vous invitons à réfléchir sur cette problématique ; d’autant plus que nous vivons la Semaine Européenne du Développement Durable (SEDD).

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À cette occasion, nous vous rappelons que le Cercle Philosophique Réunionnais (CPR), présidé alors par Aude-Emmanuelle Hoareau, a participé à plusieurs actions dans le cadre de la SEDD, en particulier dans le Village Portois du Développement Durable le 4 avril 2013. Ça s’est passé en partenariat avec la municipalité du Port, dirigée par Jean-Yves Langenier, et dans un lieu très symbolique : l’avenue des Chagos. Dans les ateliers philosophiques organisés dans ce cadre, le CPR a affiché des propositions sur les conditions indispensables du développement durable à La Réunion (voir l’affiche sur la photo).
À ce sujet, ‘’Témoignages’’ a publié le 19 septembre dernier un courrier de « lecteur engagé », appelé JD Payet, qui appelle : « communiquons sur le développement durable ». Il critique aussi sur ce thème la politique du président actuel de la Région sur différents sujets et il ajoute : « Vivement les prochaines élections ! Qu’on arrête le gaspillage ! ».

Qui décide quoi à La Réunion ?

Une des conditions favorables au développement durable de La Réunion est évidemment « une gouvernance démocratique réunionnaise » ; en effet, qui décide quoi à La Réunion ? Les colonialistes et leurs complices ou alors le peuple réunionnais ? Une question fondamentale…
À ce sujet, Manuel Marchal, le rédacteur en chef de ‘’Témoignages’’, a révélé ce 23 septembre un communiqué publié sous le titre « Différenciation territoriale outre-mer : la contribution de la Délégation sénatoriale aux outre-mer au débat institutionnel ». Il ajoute : « La Délégation sénatoriale confirme également que de nouvelles compétences seront nécessaires dans chaque territoire, selon un statut ‘’à la carte’’ défini par les compétences transférées. Cela montre l’importance pour les peuples concernés d’être capables d’avoir déjà réfléchi à un projet de développement, afin de connaître quelles sont les compétences nécessaires pour le mener à bien ». Et il conclut : « Le PCR propose la tenue d’une conférence territoriale élargie aux forces vives pour élaborer un projet pour La Réunion. Cette idée est partagée, c’est le moment d’agir ».

« Rassemblement des forces vives du pays »

C’est pour cela que le Parti Communiste Réunionnais a publié un communiqué dès le lendemain du 1er tour de la législative partielle dans la 2e circonscription, signé par son secrétaire général, Yvan Dejean : « Ceci rappelle l’importance pour les Réunionnais d’avoir le droit de décider de leur avenir. Pour le PCR, la conférence territoriale élargie aux forces vives est le cadre d’élaboration de ce projet qui pourra réconcilier les Réunionnais avec le débat politique indispensable à toute vie démocratique.
Dans ce contexte, le PCR salue le score réalisé par Karine Lebon, candidate du PLR, soutenue notamment par le PCR.
(…) Il souligne l’implication de toutes les militantes et tous les militants communistes qui sont fidèles à la ligne du rassemblement des forces vives du pays. Le PCR appelle à amplifier la mobilisation pour que dimanche, le second tour voit la confirmation de la victoire du scrutin de ce 20 septembre.
Votez et faites voter Karine Lebon ».

Roger Orlu