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Billet philosophique
21 novembre 2008, par

À l’occasion de la célébration de la 7ème édition, ce 20 novembre 2008, de la Journée Mondiale de la Philosophie, l’Organisation Internationale Nouvelle Acropole (OINA) a rappelé que depuis plus de cinquante ans, cette association culturelle, philosophique et de volontariat mène des activités ininterrompues au profit de la pensée philosophique, de la culture, de l’entente entre les peuples, de la tolérance et de la protection de l’environnement. Elle organise depuis plusieurs années des activités philosophiques dans le cadre de cette Journée, qui se célèbre partout dans le monde à l’initiative de l’UNESCO.
Cette année, dans le cadre de cette célébration, l’OINA a choisi de dédier ses activités au dialogue entre les cultures, conformément à ses finalités exprimées dans les deux premiers principes de sa charte internationale :
1) Promouvoir le respect de la dignité humaine, sans distinction de croyances, de cultures et de conditions sociales, en réunissant les hommes et les femmes autour d’un idéal de fraternité et de solidarité.
2) Éveiller à une vision globale et à la pensée créative face aux problèmes du monde actuel, par l’étude comparée des philosophies, des sciences, des religions et des arts. (1)
Ce qu’il nous faut ?
Davantage de philosophie
À ce propos, voici quelques réflexions de la OINA : « La philosophie est de retour. Pas simplement comme une discipline intellectuelle réservée à des professionnels de la pensée, mais pour mieux apprendre la vie au quotidien, comme l’ont voulu les principaux philosophes de l’antiquité classique.
La philosophie est le propre de l’être humain. Elle permet de donner sens à sa vie, de construire avec autrui un monde riche de fraternité et de vibrer au mystère de la vie.
L’attitude philosophique, qui nous rend sensible à l’injustice et aux difficultés de la société et des individus, nous engage plus particulièrement à des actions volontaires de solidarité. Il s’agit d’allier à des connaissances professionnelles et techniques une réflexion sur les valeurs, ainsi qu’une nécessaire capacité d’introspection et de formation de soi pour parvenir à vivre ensemble.
Cette pratique de la philosophie se transforme en une expérience de fraternité. Les valeurs de fraternité et de liberté sont indispensables au philosophe, qui comprend qu’il ne peut les obtenir sans apprendre à penser par lui-même. La fraternité demande de se placer dans le cœur de l’autre. “Plus que de créer des barrières, la philosophie jette des ponts”, affirmait Jorge Livraga, le fondateur de Nouvelle Acropole. C’est pourquoi nous disons : ce qu’il nous faut ? Davantage de philosophie ».
Une philosophie réunionnaise
pour relever les défis à venir
José Macarty, un des responsables de la Coordination de la Semaine Créole, également engagé dans le travail social, nous écrivait récemment : « Selon moi, c’est l’ensemble des œuvres collectives d’un peuple et d’une société qu’il faut étudier pour tenter d’approcher la pensée, donc la philosophie, qui a été en action dans le processus créatif. Il y a les proverbes bien sûr mais aussi les autres éléments du patrimoine culturel, l’organisation sociale, le vivre ensemble, voire l’organisation politique. Par exemple, sur ce plan, il n’est pas anodin de noter que La Réunion a su trouver un équilibre institutionnel qui lui permet de conjuguer sa réunionnité, son indianocéanité et son appartenance à la communauté française et européenne. Il faut y voir la capacité de la société réunionnaise de concilier des termes apparemment contradictoires.
Le déterminant de cette philosophie réunionnaise se trouve, à mon sens, dans sa capacité à permettre des “rencontres improbables”. C’est cette philosophie là qui doit nous guider dans la recherche des solutions économiques, de développement durable, d’organisation sociale et politique pour pouvoir relever les défis à venir ».
Roger Orlu
* Envoyez vos critiques, remarques et contributions afin que nous philosophions ensemble...! [email protected]
(1) voir le site de l’OINA : www.acropolis.org
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Messages
21 novembre 2008, 12:26, par tribak
J’adopte totalement cette vision de la philosophie, ayant fait mon doctorat sur Michel Foucault, j’ai tiré les mêmes conclusions : Faire de la philosophie une pratique penchée sur le quotidien, sur ce qui peut réunir les peuples et les citoyens du monde contre la démesure de certaines idéologies qui prêchent et incitent au fanatisme et à l’autodestruction de l’espèce humaine, de la planète. Seule une philosophie réunioniste peut éviter notre espèce d’une catastrophe qu’on voit venir ! J’espère jouer un rôle dans cette perspéctive.
http://trib1.blogspot.com/2007/10/lhumanisme-critique-de-foucault.html
Voir en ligne : penser