Grande distribution à La Réunion : concentration sur fond d’APE et de risques de délocalisations
10 août, parRapprochement entre le groupe mauricien IBL et Caillé Grande Distribution
Billet philosophique
26 décembre 2015, par

La 6e édition du Festival des ‘’Révoltés de l’Histoire’’, organisé par l’association Protéa de Bruno Maillard, docteur en Histoire à l’Université de La Réunion, vient de se dérouler à Saint-Denis sur un thème très intéressant, qui suscite beaucoup de réflexions : ‘’Musiques pour changer le monde’’. Pendant une semaine, lors de projections, de conférences-débats et de séances scolaires, de nombreux Réunionnais ont pu connaître et apprécier les œuvres admirables d’artistes du monde entier engagés dans des combats pour défendre les valeurs fondamentales de l’humanité par des créations musicales.
Comme l’avaient prévu ses organisateurs, « en ces temps de marasmes intellectuels », c’est vraiment « un vent de révolte, de liberté et d’espoir » qui a soufflé sur ce festival, en montrant à quel point « les musiques ont toujours accompagné les grands mouvements populaires des 19e et 20e siècles ». Et « par-delà leur dimension artistique, ces musiques mettent tout autant en relief des dynamiques politiques variées, sources de représentations sociales universelles ».
Cela est d’autant plus intéressant que l’on connaît les diverses vertus potentielles de la musique, avec tout ce qu’elle peut nous apporter par exemple en termes de plaisir, d’émotion, de santé (d’où la musico-thérapie). D’où l’importance de cultiver la connaissance et la valorisation des musiques révolutionnaires pour améliorer notre santé et changer le monde…
Ce combat est d’autant plus utile que les médias dominants, financés par la bourgeoisie au pouvoir, censurent ces œuvres artistiques. Par exemple, est-ce que l’on entend souvent à la radio des chants de l’artiste français Jean Ferrat qui nous appelle à dire non à la fois « à la loi de la jungle et à celle du zoo » dans nos sociétés compétitives et non démocratiques ?
Voici un autre exemple d’un artiste français qui est censuré lorsqu’il favorise les indignations et encourage les engagements face aux inégalités, aux pollutions de la planète, etc. Il s’agit de Pierre Perret, qui chante notamment : « Je suis vert, vert, vert, je suis vert de colère contre ces pauv’ typ’s qui bousillent la Terre ».
À La Réunion aussi, depuis la création du maloya pour combattre l’esclavage, nous avons la chance d’avoir des chanteurs et autres artistes qui cultivent la résistance de notre peuple par la musique. La liste complète de ceux des dernières décennies est difficile à établir, même si l’on pense par exemple à des stars prestigieuses comme Firmin Viry, Danyèl Waro, Gilbert Pounia, Thierry Gauliris, Franswa Sintomèr, Maximin Boyer, Davy Sicard, Gaël Velleyen et bien d’autres…
Nous allons citer aussi un groupe de militantes, membres de l’Association pour la Promotion des Savoir-Faire Portois, qui a sorti récemment un CD intitulé ‘’Tantine Zaza’’, très riche en idées généreuses, et qui nous lance
cet appel : « Danse koman ti vé, rest pa lo bra kroizé ; sote koman ti vé, esprime ton liberté ». D’où cette conclusion : à La Réunion et dans le monde entier, vive la musico-thérapie rebelle !
Rapprochement entre le groupe mauricien IBL et Caillé Grande Distribution
Trojour mwin la antann kékshoz kan mwin té apré ékout in radyo. Sa téi tonb ziss apré biltin la météo an kréol. Sa i plé bonpé d’moune é mwin (…)
In kozman pou la rout
L’index FAO des prix alimentaires atteint son plus haut niveau depuis 3 ans
Rapprochement entre le groupe mauricien IBL et Caillé Grande Distribution Grande distribution à La Réunion : concentration sur fond d’APE et de (…)
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Accélération de la crise du système néocolonial
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens