L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
27 juin 2007

Fermons les yeux et imaginons que nous sommes en 1900. Comment est la vie à La Réunion en 1900, des points de vue économique, sociale et culturelle ? Notre étonnement serait grandissant par rapport aux progrès réalisés. Imaginons Saint-Paul à la fin du 19ème siècle. Une ville d’à peine 5.000 habitants, plantée de cannes à sucre, de vanille et de café. Un instituteur, B. Duchemann, parcourt cette ville avec ses élèves et recense 120 plantes médicinales. Il en publie un livre à Marseille en 1914.
Duchemann était un modeste instituteur qui a sacrifié ses vacances de 1889 pour sélectionner les plantes les plus efficaces et les présenter à l’Exposition universelle de 1900, afin d’attirer l’attention des scientifiques (médecins, pharmaciens et industriels) de la Métropole sur elles. Ce but n’a pas été atteint dans l’immédiat ; seulement trois d’entre elles, le goyave marron, le Jean-Robert et la rose amère furent utilisées pour d’autres raisons, beaucoup plus tard.
- Le goyave marron en spécialités pharmaceutiques : le canol (diurétique) et l’aphloïne P. (veinotonique).
- Le Jean-Robert dans le sirop Cafédrine pour l’asthme et le Glottyl pour les laryngites, trachéites et la toux.
- La rose amère pour l’extraction des alcaloïdes : vinblastine et vincristine, utilisés en milieu hospitalier contre certains cancers.
Cent ans plus tard, nous sommes encore au même point et aucune des plantes choisies par Duchmann n’a été jusqu’à ce jour inscrite à la pharmacopée française.
Cependant, sur le plan local, le travail de Duchemann a eu un impact extraordinaire. Le livre qui, au fond, n’était qu’une enquête ethnobotanique, a été réédité trois fois en deux ans et a servi de pharmacopée à toute une génération de guérisseurs et tisaneurs comme Bothard, Ariste Payet, Mme Visnelda, Mme Elio Vitry, Bébé Lauret et aussi à d’autres simples de moindre envergure. Résultat, les bonnes recettes, comme les mauvaises, sont passées dans les pratiques de certains d’entre eux, ainsi que dans les enquêtes ultérieures.
Il y a quelques mois, nous demandions à Marc Rivière une préface à la réédition du travail sur les plantes médicinales fait en 1900 par B. Duchemann.
Nous n’imaginions pas alors que la mise en contact de l’ancien pharmacien avec la liste proposée par le collecteur d’informations sur la pharmacopée traditionnelle du siècle dernier serait le prétexte à un commentaire rigoureux et détaillé constituant la matière d’un livre.
C’est ce travail que nous proposons au public de découvrir aujourd’hui.
Nous ne doutons pas qu’il contribuera, à son niveau, en complément aux travaux réalisés par les ethnologues et les historiens, à une meilleure connaissance des atouts et faiblesses des pratiques médicinales populaires de notre île.
“Les plantes médicinales de la belle époque” est uniquement disponible au G.R.A.H.TER (0262-39-83-06).
Marc Kichenapanaïdou,
Président du G.R.A.H.TER
(Groupe de Recherches sur l’Archéologie et l’Histoire de la Terre Réunionnaise)
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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