Di sak na pou di

« Savoir raison garder à propos de la situation sanitaire »

Ligue des Droits de l’Homme / 3 septembre 2020

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Devant une épidémie liée à l’apparition d’un nouveau virus créant un contexte d’incertitude, la grande majorité de nos concitoyens ont fait la preuve de leur responsabilité en acceptant un confinement général puis en appliquant des gestes de précaution.

A ce stade cependant, sous réserves du respect des précautions utiles, il est temps d’en terminer avec une surmédiatisation délibérément anxiogène, qui menace de provoquer des conséquences plus graves que celles de la propagation du virus.

Nous appelons donc l’ensemble des acteurs, citoyens et autorités publiques, à ne pas céder à une surenchère irrationnelle et à raison garder.

Les faits aujourd’hui admis doivent être clairement posés et diffusés :
- Le risque zéro n’existe pas ;
- La grande majorité des dépistés positifs ne présentent aucun signe de maladie ;
- La grande majorité des dépistés malades sont guéris rapidement ;
- La déscolarisation et la désocialisation, de même que la crise économique et sociale qui est devant nous, auront des conséquences humaines bien plus graves que celles occasionnées par le virus ;

Dans ces circonstances, toute nouvelle contrainte ou interdiction entravant la vie économique, sociale et culturelle, ainsi que nos libertés individuelles, et qui ne serait pas exactement « proportionnée » serait contraire à la légalité et aurait des conséquences plus néfastes que celles que l’on veut prévenir.

Nous appelons nos concitoyens, les organisations de la société civile et nos autorités publiques à consacrer l’essentiel de leurs efforts
- à la relance de nos activités en accélérant autant que possible les transitions nécessaires vers un nouveau modèle de développement,
- et aux initiatives urgentes de solidarité qu’appelle la situation des plus démunis, des jeunes en situation de chômage, des personnes âgées et des malades chroniques (Notamment : Revalorisation du RSA et ouverture dès 18 ans ; Revalorisation des APL tenant compte des impayés).

En tant que citoyens, nous ne sommes ni des enfants, ni des sujets. C’est en faisant vivre nos droits et nos libertés dans la solidarité, et non en nous repliant sur nous-mêmes, que nous serons en mesure de relever les défis qui nous sont actuellement posés.

Le Bureau de la LDH à la Réunion