Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
1er août 2008

Avec un fort potentiel auprès des touristes locaux, je n’ai jamais compris pourquoi les professionnels du tourisme, la Maison de La Montagne, les Pays d’Accueil et les OTI n’ont jamais misé sur cette clientèle.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 200.000 touristes affinitaires viennent à La Réunion tous les ans (heureusement qu’ils sont là) et rajoutons à cela environ 700.000 Réunionnais qui vivent sur l’île.
C’est un potentiel énorme qui a soif de connaître son île, d’aller à la rencontre de la population et des us et coutumes méconnus ou totalement ignorés.
Que fait-on pour communiquer vers ce public ? : la réponse, rien.
Il suffit d’aller se balader dans les sentiers actuellement pour constater le désert dans la fréquentation locale.
On retrouve des Belges qui sont venus chez nous grâce à des amis, qui se baladent dans les sentiers, mais qui ignorent tout de notre histoire, de notre patrimoine, faute de panneau d’information, de brochures ou encore, et cela est catastrophique, l’absence d’implication de la population locale dans le développement touristique de son île.
Des “zoreils” qui se perdent dans les sentiers faute de signalisation (merci l’ONF).
Notre population n’a pas compris le potentiel énorme. Si le peuple s’investit, il peut en retirer un bénéfice de ce passage devant leur porte, en vendant des produits locaux, en faisant visiter la “petite case créole”, la petite cuisine lontan, le boucané pendillé...
C’est pour cette raison que je pense que le travail de l’IRT avec M. Pierre Vergès peut porter ses fruits, mais à plusieurs conditions :
- revoir avec les gestionnaires des sentiers les tracés, la signalétique,
- engager les moyens nécessaires pour rouvrir les sentiers fermés (un sentier fermé pénalise les tables et chambres d’hôtes par exemple faute de réservation),
- mettre en œuvre les outils pour sensibiliser les micro-projets, les accompagner dans la présentation des produits et sur la qualité,
- recenser les lieux qui représentent un intérêt patrimonial (ils sont nombreux). On peut par exemple faire parler une ruine, lui donner vie avec des lumières le soir venu...
A un certain moment, il faut arrêter de se plaindre en se disant que c’est à cause de l’autre. Il faut s’engager, et le rôle des nouveaux élus dans les intercommunalités est important.
Nous sommes dans l’ignorance touristique à La Réunion. Ce n’est pas parce qu’un service de l’Etat vous interdit de mettre en œuvre tel ou tel activité qu’il faut vous enfuir dans les bois et vous cacher comme dans le temps du marronnage.
Il faut discuter, se regrouper et trouver avec les autorités les pistes envisageables, et ils en existent toujours.
Nos richesses sont là, il faut maintenant les exploiter, les valoriser. Messieurs les professionnels, comme nous ne sommes pas des vaches à lait, adapter vos tarifs, plus ils seront abordables, plus vous gagnerez, jouez sur la qualité et vous gagnerez en quantité.
Vive le touriste local, il existe, on l’a rencontré et il disponible toute l’année.
Denis G
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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