Di sak na pou di

A La Réunion, il y a encore trop de colonisés qui s’ignorent !!

Jean-Paul Ciret / 28 mai 2020

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La lecture - difficile - du " commentaire " de M. MJL à propos de l’article de M. Marchal sur les conditions de l’abolition de l’esclavage en 1848, faisant suite à la prise de position de F. Vergès, répondant aux propos affligeants de celui qui nous sert de " Président " de la République, ne laisse de nous atterrer sur le niveau d’aliénation coloniale de certains Réunionnais, aujourd’hui en 2020.

En effet, M. MJL, qui n’hésite jamais à s’aventurer dans d’obscures logorrhées a cru pouvoir régler le sort, en deux coups de cuiller à pot, de critiques légitimes envers les limites de l’œuvre des promoteurs de l’abolition de l’esclavage en 1848.

Ne cherchons pas plus loin le fond de sa pensée : les bons blancs n’avaient que de pures et nobles intentions en abolissant l’esclavage et il faudrait, aujourd’hui pour les descendants des si braves esclaves, les en remercier sans plus. Il croit même pouvoir pousser encore plus loin le bouchon en faisant le parallèle avec la décolonisation, en invoquant la figure du Général de Gaulle. Quelle imprudence ! Ce serait tellement simple si le travail de l’historien se résumait à montrer que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »… Ce n’est hélas pas le cas et nous essaierons de le dire modestement et clairement dans une prochaine contribution.
En attendant, il serait sans doute intéressant de réécouter l’interview de Georges Marchais par Jean - Vincent Dolor en mai 1979, sur la télé Debré de l’époque, où le premier lançait au second : « Vous êtes vraiment un colonisé qui s’ignore ! ».

Jean-Paul Ciret