Di sak na pou di

À propos de violences et d’insécurité et si l’on essayait d’élever et…d’approfondir le débat

Jean-Paul Ciret / 8 octobre 2020

Les violences perpétrées le plus souvent par des jeunes et jusqu’à ces derniers jours à Saint-André, mais hélas pas seulement, ont logiquement provoqué beaucoup d’interrogations et d’inquiétude dans la population et des réactions de la part des élus et de ceux que préoccupent les affaires de la cité – La politique au sens premier et noble du mot, que beaucoup semblent avoir oublié.

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De ce point de vue, chacun jouant dans le registre qui lui semble juste, nous ne nous prononcerons pas sur la tonalité de la réaction de l’un ou de l’autre et qui a fait l’objet de commentaires journalistiques peu réconfortants, du genre : « .. La volonté de commencer à mettre la pression à l’approche de la campagne des départementales.. » ou « ..A allumer la mèche » comme il en a été attribué l’intention à la Section PCR de Saint-André.
Nous estimons que la réflexion sur ces graves problèmes ne se résume pas à une approche aussi étriquée du sujet donnant une image déconsidérée et dévalorisée de la politique. En ce qui nous concerne, faut-il le préciser, il n’était aucunement dans les intentions de la Section PCR de Saint-André de mettre en cause l’action de l’actuelle municipalité. Il lui était simplement demandé de briser le silence et de mettre en œuvre, dans ce domaine, sa résolution exprimée au cours de la campagne électorale, d’agir contre l’insécurité et les violences qui peuvent l’accompagner, assurer la protection de la population dans toutes ses composantes. La même attitude responsable que nous avons adoptée sous l’ancienne majorité notamment au conseil municipal par l’intermédiaire de Jacky The-Seng qui avait - et il était le seul - maintes fois soulevé le problème de l’insécurité.

Cela étant, nous prenons acte des premières annonces de la Mairie. Et si violences il y a, elles doivent être stoppées et réprimandées au niveau qu’elles mériteraient. Mais, et c’est là qu’il convient de se montrer résolument et véritablement responsables. Jusqu’à ce jour, les rares réactions de quelques personnes sollicitées par les médias, ont été loin d’être convaincantes. Il est vrai que les réponses ne sont pas simples.

Les carences, pour ne pas dire les gouffres béants en matière éducative d’une trop grande partie de la jeunesse, doivent interpeller chacune et chacun d’entre nous : familles, enseignants, associations, institutions, presses, ont toutes et tous à sérieusement s’interroger sur le choix de société – on pourrait même dire sur l’absence de choix véritable – qui s’offre à la jeunesse.
Nous avons, pour ce qui nous concerne, des idées et des propositions à avancer dans ce sens, car il est clair que, sans un effort intense et considérable sur le plan éducatif, pas seulement intellectuel mais aussi éthique, dont il faudra bien, collectivement, se donner les moyens, nous aurons encore à déplorer pour longtemps, des évènements tels que ceux qui viennent de se produire à Saint-André et ailleurs.

Jean-Paul Ciret
Militant de la Section PCR de Saint-André



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Messages






  • La Section PCR de Saint-André a joué pleinement son rôle en interpellant l’opinion et l’autorité municipale sur ces violences en série , relayant ainsi l’inquiétude et l’exaspération de la population. D’autres réactions ont suivi . L’effet médiatique a fait le reste amenant la municipalité à briser le silence et proposer quelques mesures - et c’est déjà ça - dont l’efficacité reste à voir . Ceci étant , et faut l’admettre ,si la Section n’avait pas agi ainsi , les choses seraient restées en l’état .Il n’y a là aune intention de nuire , mais au contraire le souci du bien-être de la population.

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  • Votre article de part son titre accrocheur m’interpelle. L’insécurité ou comme le dirait je cite le ministre de l’intérieur « l’ensauvagement » est effectivement présente au sein de la commune de st andre.
    Les deux lycées de st andre ont connu des affrontements entre jeunes au niveau de ses abords. En réponse à cela la municipalité a ordonné des patrouilles de police aux abords des établissements scolaires.
    La réponse de la municipalité est faible fasse à ses agissements car l’insécurité n’est pas présente uniquement aux abords des établissements scolaires mais elle est bien homnipresente dans toute la commune.
    Si l’état français n’intervient pas sur les questions de sécurité sur la commune de st andre nous allons droit dans le mur .

    Pourquoi construire un commissariat de police dernière génération sans l’apport humain.
    Comment on peut dépenser des millions pour une construction de bien et ne pas apporter des moyens humains ?
    Le fait que le commissariat soit neuf ne résoudra pas le problème de la sécurité .

    La protection des bien et des personnes est une réelle problématique qui ne cessera de s’aggraver dans les prochaines années si rien n’est mis en place pour lutter contre les dérives.

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