Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
26 novembre 2010

Que les banques, à La Réunion comme dans les autres Départements français d’Outre-mer, se permettent de prélever sur leurs clients, qui sont pour la plupart de modestes usagers, des frais quatre à cinq fois plus élevés qu’en France métropolitaine, voilà qui devrait susciter de plus vives réactions. Mais il y a comme cela des pratiques qui ressemblent fort à des séquelles du système colonial et auxquelles on finit par se résigner. Et il y a surtout la place prépondérante que les banques occupent de plus en plus dans la vie économique, sociale et politique, et qui nous place en position de quémandeurs. Il est à craindre qu’avec la mondialisation financière, leur pouvoir soit appelé à s’étendre encore davantage. Déjà, le traitement de faveur qui leur a été accordé par le gouvernement pour conjurer la crise leur a donné un nouvel élan. Aussi, en la circonstance, nous ne pouvons que saluer l’initiative du député Patrick Lebreton de vouloir mettre un terme à ces abus qui frappent les Départements et Territoires d’Outre-mer et qui « pénalisent les budgets de tous les citoyens et des petites et moyennes entreprises ». Puissent ses deux propositions de lois visant à encadrer les frais bancaires qu’il a l’intention de déposer bientôt sur le bureau de l’Assemblée nationale être couronnées de succès.
Georges Benne
Courrier des lecteurs
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In kozman pou la rout
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