Airbus veut supprimer 10.000 emplois

15 mars 2007

Après Alcatel qui supprime 1.500 emplois, Airbus se prépare à annoncer un plan de 10.000 suppressions d’emploi notamment en Allemagne et en France. A nouveau, des dizaines de milliers d’emplois sont supprimés dans toutes les branches de l’industrie textile et de la métallurgie... Nos bureaux d’aide sociale ne peuvent plus faire face aux demandes légitimes des familles des travailleurs privés d’emplois. 11,7% de la population vit en France avec moins de 788 euros par mois. Nos communes privées de la taxe professionnelle des entreprises délocalisées, sont asphyxiées financièrement. Licenciements et délocalisations sont favorisés par l’application du Traité de Maastricht qui interdit dans son article 87 « toutes les aides qui faussent ou menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions », empêchant tout pays de soutenir l’industrie et ses emplois. Où va le pays ? 5.500 postes sont supprimés cette année dans l’Education nationale et savez-vous que depuis 20 ans 11.000 écoles communales ont été fermées, que 5.833 communes ont perdu leur école ? On contraint nos communes à se regrouper, contre la volonté de leur Conseil municipal, pour regrouper leurs écoles, leurs bureaux de poste et leurs hôpitaux au nom d’économies d’échelle décidées par le pacte de stabilité. 11.000 bureaux de poste ont été fermés, des guichets, des centres de tri sont supprimés... en application des directives européennes 97/60/CE et 2002/39/CE organisant la privatisation de la Poste. Le décret du 8 janvier qui traduit en droit français ces directives veut aboutir à « un point poste » pour 10.000 habitants, « 3 points poste » pour 50.000 habitants ! (Article R1-1) Que va-t-il rester de nos services publics ? 162 maternités ont été fermées, 1 sur 5 en 6 ans ! Et cela pour satisfaire au pacte de stabilité du Traité de Maastricht qui exige « d’enrayer la spirale des dépenses dans le secteur de la santé » (communiqué IP/03/1420 Conseil européen). Bruxelles vient de féliciter la France pour avoir « ramené le déficit de ses dépenses publiques en dessous du PIB » ! Et les 8 et 9 mars se tient le Conseil européen avec à l’ordre du jour le démantèlement d’EDF. Qui peut dire que ce n’est pas l’Union européenne qui est en cause ? Des solutions existent. Pour stopper les licenciements à Airbus, à Alcatel... partout, pour stopper les délocalisations : il faut nationaliser Airbus, Alcatel, La Poste, EDF... Il faut rompre avec l’Union européenne, la commission de Bruxelles et ses directives, rompre avec le Traité de Maastricht et la Banque centrale européenne : c’est bien la seule issue pour que le peuple puisse retrouver sa dignité.

G. S., citoyen électeur


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Témoignages - 82e année


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