Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
3 novembre 2007

Le titre de ce texte : “Alcool tue, halte aux dégâts” est de la revue “Valeurs mutualistes N°251 septembre/octobre 2007” (le magazine des adhérents M.G.E.N). Combien cette réalité se vérifie-t-elle ? Nous avons créé une pièce de théâtre intitulé “L’ivrogne”. Nous en sommes à notre 40ème représentation. A chacune d’entre elles, nous dénonçons les dégâts que l’alcool fait sur l’être humain. Nous sommes toujours attristés par la publicité des médias sur le bienfait du “rhum charrette”.
L’alcool, le pire ?
L’alcool est plus dangereux que le tabac et le cannabis ou le zamal, car il entraîne davantage de dommages sociaux : violences, inadaptation sociale, accidents de la route, criminalité... Il présente le même niveau de risque de dépendance que le zamal ou le cannabis. Mais alors qu’avec le zamal ou le cannabis, les états psychotiques restent limités, la démence et les encéphalopathies (ensemble des affections neurologiques et psychiques chroniques consécutives à des lésions de la cervelle) se révèlent très fréquentes chez les consommateurs d’alcool. Enfin, l’alcool détruit les neurones, alors que le tabac, le zamal et le cannabis en modifient les fonctions.
Notre alcool à La Réunion, c’est le rhum avec ses 49°. L’analyse poussée du rhum laisse apparaître qu’il aurait un poison dans sa composition. Le Docteur Gilbert Garard l’a affirmé il y a bien longtemps.
Pourquoi ne fait-on pas diffuser dans ce pays les recommandations de l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) ?
- Consommations régulières : pas plus de 2 verres standard d’alcool (10g d’alcool par verre) en moyenne par jour pour les femmes, pas plus de 3 verres pour les hommes, au moins un jour par semaine sans alcool.
- Consommation occasionnelle : pas plus de 4 verres d’alcool en une seule occasion.
- Pas d’alcool dans les circonstances suivantes : pendant la grossesse, l’enfance, pendant la conduite d’un véhicule ou d’une machine dangereuse, lorsque l’on prend certains médicaments, lorsque l’on est un ancien alcoolo-dépendant.
Michel Lejoyeux, Professeur de psychiatrie à la Faculté de Médecine Paris VII et chef de service à l’hôpital Bichat, déclare « ... Il faut aller contre les idées simples selon lesquelles la dépression ou le malheur fait boire. La réalité est inverse : c’est l’alcool qui déprime et qui rend malheureux... ».
Il est impératif que les associations qui s’occupent des alcooliques, le comité anti-alcoolique, le Conseil général et l’Etat se réunissent et prennent des dispositions pour aider pratiquement les alcooliques malades.
Marc Kichenapanaïdou
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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