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« Année de l’Innovation France-Thaïlande » : un dialogue cosmopolite de la rue de Siam de Brest à l’île de La Réunion ?

mercredi 1er février 2023, par Kevin Lognoné


Les célébrations des 80 ans du Petit Prince, partie intégrante de « l’Année de l’Innovation France-Thaïlande 2023 » offrent un thème de réflexion innovant pour La Réunion, comme carrefour indianocéanique avec la cité du Ponant, célèbre pour sa rue de Siam et le passage de l’ambassadeur Kosa Pan avant son entrevue avec Louis XIV il y a 337 ans.


L’amitié de Brest avec le royaume de Thaïlande est gravée dans le bronze au bas de la rue Ducouëdic, non loin du lieu de débarquement de Kosa Pan à Brest, en juin 1686.
Arbre décoratif de La Réunion, le Cassia du Siam est une espèce exotique originaire d’Asie du Sud-Est utilisée, depuis quelques dizaines d’années à La Réunion, comme plante d’ombre ornementale dans les aménagements paysagers. Elle accepte la taille, ce qui permet de la maintenir à hauteur raisonnable pour affronter la saison cyclonique. On la rencontre sur les espaces verts de certains établissements publics, sur les places de mairie, aux abords des ronds-points et en bordure de certains stades.
Les graines restent viables 2-3 ans dans des conditions chaudes. Cet arbre est utilisé lors d’opération de reboisement de zones sèches où il peut se naturaliser. Dans la savane il capte le calcium de la roche-mère et augmente le pH de la surface du sol où il pousse. Il est aussi utilisé comme brise-vent, arbre d’ombrage.

Fidèle à l’esprit de l’écrivain et aviateur français qui défendait une société basée sur le respect de l’homme, la diversité des cultures, la solidarité, l’engagement et la responsabilité individuelle, la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ) mène de multiples actions à travers le monde afin d’améliorer le quotidien de la jeunesse et l’aider à mieux appréhender son futur.

Île de jeunesse engagée, d’innovation botanique, et de voyages scientifiques, La Réunion peut pleinement profiter de « l’Année de l’Innovation France-Thaïlande 2023 » pour enrichir des messages philosophiques propices au dialogue interculturel et à la médiation scientifique.
Comment rendre La Réunion fière de son autre versant qui regarde l’Orient ? Comment révéler une île, ses reliefs, ses horizons, ses arbres, son territoire et ne pas les contredire ? Avec son expérience acquise et le témoignage « Terre des Hommes » laissé aux générations futures, l’Étoile et la Clé de l’Océan Indien (métaphore de l’archipel des Mascareignes) peut faire du message symbolique et philosophique d’Antoine de Saint-Exupéry un levier universel.

En 2023, le Petit Prince de Saint-Exupéry fête ses 80 ans. De nombreux passages de cette œuvre restent largement méconnus des plus jeunes à l’exception de celui qu’un grand-père spécialisé en génie de la nature et de la nutrition, Pierre Lognoné, a voulu transmettre, en souvenir peut-être à des expériences familiales avec la farine de manioc de Madagascar. Il s’agit de la Vérité des Orangers. En voici un extrait :
« La vérité, ce n’est point ce qui se démontre.
Si dans ce terrain, et non dans un autre, les orangers développent de solides racines et se chargent de fruits, ce terrain-là c’est la vérité des orangers. Si cette religion, si cette culture, si cette échelle de valeurs, si cette forme d’activité et non telles autres, favorisent dans l’homme cette plénitude, et se découvre en lui un grand seigneur qui s’ignorait, c’est que cette échelle des valeurs, cette culture, cette forme d’activité, sont la vérité de l’homme. La logique ? Qu’elle se débrouille pour rendre compte de la vie. » Antoine de Saint Exupéry.

Influencé par une culture franco-allemande, Pierre Lognoné aimait partager l’histoire du Petit Prince de Saint Exupéry, la Vérité des Orangers, la parabole de l’enfant prodigue devant un auditoire jeune, trop jeune pour en retirer un quelconque enseignement.
C’était le principe de réalité appliqué à ses projets : utiliser chaque circonstance de la vie pour en tirer une vérité ou un enseignement. La réalité de la Nature était plus forte que l’émotion et le raisonnement des humains, c’est la Vérité des Orangers.

L’Exposition universelle de 1967 s’est déroulée à Montréal, au Québec. Soixante-deux pays y participèrent sous le thème Terre des Hommes, portant le message de l’ouvrage éponyme d’Antoine de Saint-Exupéry.
La prochaine Exposition universelle est prévue du 3 mai au 23 novembre 2025, pour une période de six mois dans la baie d’Osaka, berceau de la révolution industrielle du Japon. En 2025, nous ne serons qu’à quelque cinq années de 2030, la cible fixée par les Nations Unies pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD). Elle sera donc cruciale pour redoubler d’efforts afin de réaliser ces objectifs. L’Exposition universelle 2025 d’Osaka entend donc jouer un rôle de tremplin stratégique pour concrétiser les ODD à l’horizon de 2030.
La toute première au Japon et en Asie, l’Expo d’Osaka en 1970, avait été un symbole de la rapide croissance économique de l’Archipel et elle reste un des rendez-vous les mieux réussis du pays. Vingt ans après l’Expo 2005 Aichi, l’Exposition universelle 2025 d’Osaka réunira à nouveau la communauté internationale. Pour répondre aux grands défis du monde, cette manifestation entend se décliner en trois sous-thèmes : « Sauver des vies », « Inspirer des vies » et « Connecter des vies ».
Voici quelques nouvelles que nous pouvons utiliser. Maintenant, architectes et jardiniers en intelligence humaine ou en design : commencez à expérimenter.

Kevin Lognoné


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