Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
6 août 2012

Le samedi 4 août 2012 pourrait être célébré le 223ème anniversaire d’un événement majeur de la première révolution française en 1789, lorsque l’Assemblée constituante a mis fin au système féodal et a aboli officiellement les privilèges des classes dominantes, à savoir la noblesse et le clergé. Évidemment, le système capitaliste mis en place ensuite par la bourgeoisie a créé de nouveaux privilèges pour les plus riches au détriment des plus pauvres — le nouveau "tiers-état" — et le combat des peuples continue pour en finir avec cette nouvelle forme de non-respect des droits humains, proclamés par les révolutionnaires du 18ème siècle.
Ceci dit, si l’on pense en Réunionnais, il est évident que l’anniversaire de cette célèbre "Nuit du 4 août" devrait être célébré en proclamant l’abolition des privilèges néo-coloniaux instaurés dans notre pays après l’abolition officielle du statut de colonie de La Réunion en 1946. En effet, malgré toutes les luttes menées par le peuple réunionnais depuis 66 ans pour faire respecter les principes fondamentaux liés à la loi Vergès-Lépervanche du 19 mars 46, l’État français a conservé un système néo-colonial qui coupe notre société en deux mondes.
C’est pourquoi j’ai beaucoup apprécié le compte-rendu de la conférence de presse de Paul Vergès publié mardi dernier par "Témoignages", où l’on retrouve les propositions globales et cohérentes défendues par le responsable communiste réunionnais et ses ami(e)s et camarades depuis plusieurs décennies, mais que les divers gouvernements ont refusé d’appliquer. Or cela perpétue aujourd’hui les injustices sociales héritées de l’esclavage, de l’engagisme et de la colonisation, en violation des principes de la République.
La question se pose donc, à l’occasion de ce 4 août : cherchons-nous à dialoguer et à être d’accord afin de prendre ensemble les mesures indispensables pour créer une société harmonieuse, cohérente, équitable, où personne n’est stigmatisé, comme l’a toujours préconisé Paul Vergès avec le PCR ?
Autrement dit, qui va abolir les privilèges à La Réunion ? Et qui va oser assumer ses responsabilités pour relever ce défi, lié au "changement" proclamé lors des dernières élections ?
Laurent Sparton,
Le Port
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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