J’entends ici et là, qu’après la manif de mardi, il faudrait songer à arrêter le mouvement pour ne pas pénaliser les élèves (examens), et reprendre son souffle... Je pense que ce serait une erreur.
- Compte tenu du calendrier national des vacances, le relais ne peut pas être pris par les autres académies avant début mai : interrompre la grève avant ne contribuerait certainement pas à les encourager à poursuivre l’action (Bordeaux) ou à la démarrer...
Les "grosses" académies de Bordeaux, Créteil-Paris-Versailles ne reprennent que le 22 avril. 12 académies (Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans, Poitiers, Reims, Rouen, Strasbourg) sont parties en vacances hier et ne reprendrons que le 28 avril.
Neuf académies (Caen, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nancy, Nantes, Rennes, Toulouse) seront en vacances le 19 avril et ne reprendrons que le 5 mai. - Nous serons en vacances lors de la grève nationale prévue le 6 mai, poursuivre aujourd’hui, c’est notre meilleure contribution à la réussite du 6 mai (et à lui donner une suite).
- Ce serait casser la dynamique engagée notamment au niveau du 1er degré, cela ruinerait aussi toute perspective d’entraîner d’autres secteurs de la fonction publique à La Réunion et... pourquoi pas du privé.
- L’argument des examens ne tient pas à mon avis, une reprise partielle ou parcellaire, ou tournante serait source de désorganisation de pagaille... les élèves n’en tireraient certainement pas profit.
Le meilleur moyen de ne pas pénaliser les élèves est de poursuivre dans l’unité en exigeant des mesures d’organisation des examens qui tiennent compte des perturbations dont le gouvernement est le seul responsable... cela s’est fait à grande échelle à d’autres occasions (je pense notamment à mai-juin 68). Ne pas oublier non plus que si les mesures prévues sont mises en application, ce sont des générations d’élèves qui seront sacrifiées - Par expérience, nous savons tous que le coût de la grève n’est pas fonction de sa durée, au contraire, lever le pied aujourd’hui ou dans quelques jours, serait ouvrir la porte à la division et à un "retour du bâton" qui frapperait bien sur d’abord les plus déterminés mais n’épargnerait pas les autres... Notre détermination et notre unité sont nos meilleures garanties... De plus, quel sens aurait notre grève si au bout de quelques jours - sans avoir rien obtenu - on repliait bagage sous prétexte que le prix à payer est trop fort !.
- Je pense que les enjeux sont trop graves pour mégoter notre engagement, nous ne sommes pas seuls en cause, l’avenir des jeunes, de nos élèves et de nos enfants mérite bien le sacrifice de plusieurs jours de salaire ! Même si nous n’obtenons rien, je préfère me serrer la ceinture, plutôt que d’avoir honte toute ma vie d’avoir laissé faire un véritable recul de civilisation sans avoir fait le maximum pour l’éviter.
Bref, vous l’avez compris, je pense qu’être responsable aujourd’hui, c’est de continuer tous ensemble le plus loin possible l’action de grève reconductible !
4 juin, par Ary Yée-Chong-Tchi-Kan
Nos peines
4 zwin, sanm Justin
In kozman pou la rout
4 juin, par Manuel Marchal
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
4 juin, par Manuel Marchal
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
4 juin
Des aides publiques de la France possibles
4 juin, par Manuel Marchal
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
22 mai, par Manuel Marchal
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
18 mai, par Ary Yée-Chong-Tchi-Kan,
Bruno Guigue
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
22 mai, par Manuel Marchal
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
2 juin, par Parti Communiste Réunionnais
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
1er juin, par Jean-Michel Moutama
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
21 mai, par Manuel Marchal
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture