L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
20 février 2008

Si je prends ma plume aujourd’hui, c’est pour m’élever contre le fait que la place de la femme dans nos sociétés soit minorée par rapport à celle de l’homme. Tout cela découle d’un mode de pensée qui, dans l’Histoire, a fait de la femme un être plus ou moins inférieur à l’homme.
Mais, il faut tempérer le propos car la situation n’a pas toujours été celle que nous connaissons. En effet, il nous faut reconnaître l’importance du féminin, sacré, dans les religions dites païennes d’antan. La femme était la fécondatrice, la donneuse de vie. Et pour cette raison, elle était protégée et respectée. Les divinités les plus importantes étaient d’ailleurs de sexe féminin (comme la déesse mère Pachacama en Amérique du Sud).
Puis sont apparues les grandes religions monothéistes. De par la primauté qu’elles donnent à l’homme, ces religions, profondément, et viscéralement machistes, nous ont donné un mode de pensée, une philosophie, qui nous pousse à considérer la femme comme inférieure. Il n’y a qu’à voir combien ont été abjectes et terribles les chasses aux sorcières qu’ont été l’inquisition catholique, la conquête musulmane ou l’extermination des idoles païennes par Israël pour se rendre compte que la lutte a été territoriale, mais aussi idéologique. Il fallait imposer la religion, mais, aussi, par des moyens détournés, et beaucoup plus pernicieux, la primauté de l’homme.
Tout ce cheminement historique a donné nos sociétés d’aujourd’hui. L’homme a été conditionné à penser la femme comme être inférieur. Il a fallu attendre la fin du XVIIIème siècle pour voir une ébauche d’émancipation de la femme.
Et le phénomène s’est poursuivi jusqu’à aujourd’hui. Mais, il n’est pas encore complet.
La conscience féminine existe. Elle est représentée par des associations comme l’Union des Femmes Réunionnaises chez nous, ou le MLF et les chiennes de garde ailleurs.
Le problème vient du fait qu’il faille changer les mentalités, et cela, dans tous les domaines. Comment accepter que certains emplois soient fermés aux femmes ? Comment accepter qu’à diplôme et à emploi égals, les femmes gagnent moins que les hommes ?
Dans la vie de tous les jours, les femmes doivent trouver leurs places. Au niveau de leurs vies privées, elles doivent s’émanciper. Ce n’est pas normal que, en 2006, des jeunes de quelques religions que ce soit ne puissent exister que dans le mariage. Elles ont le droit, heureusement, d’aller à l’école et de faire des études (même si je pense que si la loi ne les obligeait pas à le faire, les mâles dominants des familles ne laisseraient jamais leurs filles fréquenter les bancs de l’Éducation nationale), mais elles ne peuvent faire ce qu’elles veulent de leurs vies privées, soi disant pour préserver la culture de leurs pays d’origine (Inde notamment).
La femme, dans notre société, est la seconde figure de la famille. Alors que, logiquement, elle devrait être la première. N’est-ce pas elle qui donne la vie ? N’est-ce pas elle qui assure l’éducation des enfants ?
Alors j’accuse,
J’accuse les hommes de ne pas respecter les femmes. J’accuse les hommes de ne pas accéder aux vœux de leurs compagnes. J’accuse les hommes de faire preuve de violence là où la femme fait preuve de persuasion et de douceur. J’accuse les hommes de n’être que des êtres inférieurs, jaloux et aigris. J’accuse les hommes de ne pas pouvoir faire de la vie des femmes un conte de fée, car nous sommes tous hypocrites, violents, méchants, menteurs...
Et j’appelle,
J’appelle les hommes à ne plus considérer leurs femmes comme des êtres inférieurs. J’appelle les hommes à ne plus considérer les femmes comme des exutoires à leurs violences. Les femmes ne sont pas des punching-ball sur qui on va frapper quand tout va mal !
J’appelle les hommes à ne plus se croire meilleur, à plus de modestie.
Messieurs, sans les femmes, nous ne sommes rien. Ce sont nos amies, nos amantes, celles sur qui on peut toujours compter, celles qui ne nous abandonneront jamais, et qui seront toujours là pour nous. En échange de quoi ? Du respect. Simplement.
Enfin, j’espère
J’espère que l’avenir sera plus rose pour les femmes. J’espère que les personnes de sexe féminin n’aient plus à souffrir. J’espère qu’elles trouveront la place qui leur revient de droit dans nos sociétés, à savoir au moins être nos égaux. J’espère que plus aucune femme n’ait à souffrir ne serait-ce que d’un cri.
Mais tout cela est un vœu pieux. Jamais l’homme, dans sa bêtise, ne reconnaîtra ses torts. Jamais il n’avouera n’être rien sans les femmes. La bêtise et le machisme sont les plus grandes tares de l’être humain mâle, et jamais il n’acceptera de reconnaître ces faiblesses.
Alors, pour une société meilleure, pour un pays plus beau, messieurs, respectons les femmes, et redonnons aux personnes de la gente féminine leur véritable rang. Cessons de les violenter, cessons de leur faire subir les pires outrages. Donnons leur une belle vie, notre bonheur, à nous, est à ce prix.
Pour que demain soit plus beau qu’aujourd’hui.
Bertil Bertrand Reshad
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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