LDH : « Quels Droits de l’Homme en Nouvelle-Calédonie ? »

27 juin, par Ligue des Droits de l’Homme

Après les violents troubles qu’a connu récemment la Nouvelle-Calédonie, en raison d’un projet de réforme constitutionnelle, visant à un dégel du corps électoral qui aurait pour effet de marginaliser le peuple autochtone Kanak, le transfert dans l’hexagone de militants kanaks, présumés innocents, dont le leader du CCAT, est vécu comme une injustice criante.

« Ce transfert a été organisé au cours de la nuit, au moyen d’un avion spécialement affrété à cette mission », selon déclaration du Procureur de Nouméa.

Ces pratiques coloniales d’un autre temps pas si lointain, ne peuvent laisser insensibles les citoyens d’Outre-mer, dont ceux de Réunion, qui ont connu en leur temps l’ordonnance Debré de 1960.

S’appuyant sur le principe de l’égalité des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, reconnus par la Charte des Nations Unies et réitérés par la CPI (Cour Pénale Internationale), la LDH à la Réunion, condamne de telles méthodes d’exil qui ne peuvent que ranimer le feu des révoltes locales.

Elle affirme que c’est dans le respect des Droits humains qu’un avenir souhaitable pourra s’ouvrir, en respectant les accords de Nouméa de 1998, ce qui implique la pleine reconnaissance du peuple autochtone Kanak pour parvenir dans le dialogue à une décolonisation pacifiée.

Le bureau de la LDH à La Réunion

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