Di sak na pou di

Auto-école : « le 11 février 2019 la profession allume le feu ! »

Témoignages.re / 11 février 2019

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Le gouvernement et sa majorité LAREM ont clairement l’intention de mettre en place une nouvelle organisation basée sur le numérique. L’idéologie de notre président est claire : l’ancien monde doit disparaître et laisser place au nouveau monde du numérique. Nouveau monde plein de promesses et soit disant gage d’un coût du permis moins cher.

A cette fin monsieur Stanislas Guerini et madame Françoise Dumas ont rédigé un rapport à charge contre la profession et le système formation/examen. Sous couvert de belles idées l’objectif est simple : faire table rase du passé pour laisser la place au nouveau monde !?

Les deux fossoyeurs de la profession

Si nous devons disparaître c’est que nous sommes trop chers !
Trop c’est trop !
J’accuse :
- Toute la classe politique qui depuis près de 40 ans ne sait faire qu’ajouter des taxes et des impôts !
- Tous nos gouvernants qui depuis 40 ans nous ont amené là où nous en sommes et qui par incapacité ou surdité, n’ont jamais écouté les organisations qui les ont alertés sur les problèmes liés au permis de conduire.
- Les médias qui n’ont jamais fait de reportages objectifs sur la profession et préfèrent faire le buzz en ne montrant que les voyous. Ainsi ils n’ont fait que chercher à monter le public contre les professionnels.
- Les Médias et les politiques, de ne pas analyser objectivement l’économie du permis de conduire et de ne voir le prix du permis de conduire que par le prisme étroit du prix d’appel.
- Les médias et les politiques, de comparer le prix d’appel des acteurs du numérique avec le prix final des auto-écoles classiques. il s’agit là d’une tromperie.

Sur le prix du permis de conduire.

Le nouveau monde que veut mettre en place notre gouvernement est en fait un système de destruction sociale.

- Destruction du salariat par le développement des autoentrepreneurs.
- Destruction du système de protection sociale en cas de chômage. Un autoentrepreneur n’y ayant pas droit.
- Destruction du système de retraite. Un autoentrepreneur n’y cotisant que très peu.

Conclusion : le gouvernement aura réglé à la fois les problèmes des retraites et du chômage, deux problèmes qui on souvent empêcher des réélections.

Pourquoi nos détracteurs affichent-ils des prix si bas ?

D’abord parce qu’ils ne cherchent pas de rentabilité (dans un 1er temps, les prix monteront vite une fois le marché capté). Ils sont financés par des généreux donateurs (entre autres les banques), ensuite parce qu’en utilisant des autoentrepreneurs, « moniteur Kleenex » ils ne paient pas les charges.
Où est l’agrément de ces chers auto entrepreneurs.!!
Et pourquoi ce système existe-t-il encore malgré de nombreuses condamnations ?
Que fait on des décisions de justice ?
Quel bel avenir !

Sommes-nous plus chers ?

NON à prestations égales nous sommes au même prix. Il suffit d’aller sur les moteurs de recherche pour trouver d’innombrables auto-écoles proposant les mêmes tarifs, voir moins chers. Le code 10 fois plus cher ??? Soyons sérieux ! Les auto-écoles proposaient déjà le code sur Internet alors que ces dirigeants de Start-Up étaient encore sur les bancs de l’école. Et les codes d’accès Internet sont au moins 30 % moins chers en auto-école, pour un contenu de meilleur qualité et quantité, que sur ces sites.
Alors oui nous sommes aussi 10 fois plus cher pour le code mais à ce prix là vous avez 1 enseignant en salle avec ses élèves. On ne compare pas une Twingo à une Ferrari. Tout cela n’est que l’enfumage de jeunes diplômés d’écoles de commerce qui pensent avoir inventé l’eau tiède.
Pour la conduite l’enfumage persiste ; comment comparer le prix de revient d’un permis OBTENU avec le prix d’appel d’une formule 20 heures dont seul 0,5 % des candidats auront le permis avec ce nombre d’heures !
Un permis OBTENU sur ces plateformes est de… ??? On en sait rien puisque qu’ils ne donnent aucun chiffre officiel.
Normal OFFICIELLEMENT ils n’ont pas d’élèves ce ne sont que des candidats libres. Quelle transparence !
Nous commençons à accueillir dans nos établissements des élèves venant des plateformes et le constat que tous les professionnels font c’est que le niveau est catastrophique, constat fait aussi par les inspecteurs du permis de conduire.
Ces nouveaux entrants font du business et rien d’autre mais la supercherie a assez duré

Le 11 février la profession et les élèves pris pour des pigeons doivent allumer le feu. Il n’y a pas d’autre choix.

Délégué du syndicat UNIC (union nationale des indépendants de la conduite).
Éric Marcely



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  • Depuis qu’on a libéré les prix des prestations des auto-écoles, cette profession va dans le mur. Je vous rappelle qu’auparavant, les prix étaient fixés par l’Etat et chacun trouvait son compte : élève et moniteur. Dès quel les tarifs ont été libérés, dans la même branche " automobile" , les garagistes ont su faire face à l’inflation en augmentant le prix réel de revient des prestations. Les exploitants d’auto-écoles ont fait le contraire. Ils ont baissé les prix bien en dessous du prix de revient. Cela a été confirmé par un expert comptable qui nous a démontré après avoir payé toutes les charges le bénéfice d’une leçon se résumait à l’époque à 6 francs, soit un euros de nos jours. Pour lutter contre une certaine concurrence déloyale et essayer de s’en sortir, des patrons d’auto-école n’ont pas hésité à gonfler la facture des élèves en les formant au rabais. Le résultat d’une formation bâclée est l’échec aux examens. Après plusieurs échecs, l’élève perd confiance et a l’impression d’être escroqué, d’ou le terme : RMP Roule Ma Poule et passe à la caisse. Si il y avait un minimum d’entente entre les exploitants et que chacun misait sur une formation de qualité et forcément de la réussite, la situation aurait été différente. En plus, grâce à votre solidarité vous étiez en position favorable pour défendre votre cause face à un gouvernement avide de réforme. La faiblesse des auto-écoles est la désunion et cela les réformateurs l’ont bien cerné. Au jour d’aujourd’hui, cette profession ne va plus dans le mur, elle a déjà défoncé le mur mais la chute n’est pas terminé.

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