À Saint-Denis, la solidarité face à une misère qui s’aggrave 80 ans après la fin du statut colonial
3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
25 avril 2013

L’immense place que Christophe Ramon a su occuper dans la vie sportive de sa ville de Saint-Benoit et dans le monde du hand-ball réunionnais a été publiquement soulignée. Je voudrais, pour ma part, mettre l’accent sur ce que notre ami aujourd’hui décédé aura laissé à son île lorsque l’on prend le temps de s’attacher à mettre en avant l’intelligence et la générosité que recèle le domaine du Sport que celui-ci ne demande qu’à participer au développement de notre société.
Lorsque, dès 1983, s’impose à quelques-uns d’entre nous l’idée de fédérer nos Offices municipaux du Sport dans notre île du bout du monde, Christophe était présent, à côté notamment de Jean-Pierre N.G-Ah-King et d’Alain Lasnier, pour écouter et analyser ce qui se faisait ailleurs et pour donner à l’O.M.S. de la cité bénédictine qu’ils venaient de mettre en place toute la dimension d’un outil au service d’une politique sportive novatrice.
Avec notre C.R.O.M.S., nous nous sommes très souvent retrouvés à Saint-Benoit, accueillis par Christophe dans la salle du Conseil municipal ou dans des bureaux qui jouxtaient l’Hôtel de Ville pour débattre, analyser et nous livrer à l’exercice toujours délicat de l’autocritique de nos insuffisances. Nous pouvions alors arrêter les généreuses idées dont nous étions les uns et les autres porteurs à partir de nos expériences et de nos réussites dans nos communes respectives. C’est comme cela et c’est là, à Saint-Benoit, que s’est bâtie dans l’Est de l’île, de Sainte-Rose à Sainte-Suzanne en passant par La Plaine des Palmistes, Bras-Panon, Salazie et Saint-André, avec des gens de toutes les familles politiques, une réelle fraternité autour de l’idée d’un « Sport pour tous et toutes et le plus haut niveau possible pour chacun… ».
C’est toujours sur Christophe que nous savions pouvoir nous appuyer lorsqu’il fut arrêté que nos « Jeux inter-villes » devaient être organisés dans l’Est de l’île. Ils furent, comme cela avait été le cas dans leurs éditions précédentes, un immense succès. Avec le calme et le sens de l’anticipation qui le caractérisaient, Christophe sut être à la hauteur pour que toute sa commune en soit fière. Et nous pouvons dire que c’est tout naturellement que, par la suite, le Bénédictin Alain Lasnier fut désigné par l’ensemble des O.M.S. de l’île pour présider notre C.R.O.M.S. avec, entre autres points forts, l’initiative de proposer en 1993 à Madame Michèle Alliot-Marie, alors Ministre des Sports, la trame de son projet de loi contre les violences sur les stades.
Comme dans le monde du hand-ball, comme à la Mairie de Saint-Benoit, Christophe était toujours disponible pour privilégier le dialogue dans le respect des opinions des autres. Il nous a beaucoup apporté. Et nous sommes sans doute nombreux dans toute l’île à être affectés par sa disparition. Son souvenir demeurera en nous. Puisse son exemple inspirer celles et ceux sur les épaules desquels repose et pèse la responsabilité de faire que, dans chacune de nos cités, le Sport s’écrive toujours avec un grand “S”.
Raymond Lauret
Distribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
In kozman pou la rout
Les taux d’intérêt français dépassent 4 % : moins d’argent de la France pour La Réunion
Parc éolien Ummbila Emoyeni en Afrique du Sud
Produire de l’électricité grâce à la rencontre de l’eau douce et de l’eau de mer
Appel des Amis des marins
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Combattre les causes du chômage de masse