Di sak na pou di

Avertissement de Berguitta aux élus de l’Est

Courrier des lecteurs de Témoignages / 23 janvier 2018

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L’Est de l’ile a été épargné par le passage de la dépression Berguitta, contrairement à la zone ouest, comme Saint-Leu et la région sud qui ont subi de plein fouet les effets de la tempête. On mesure le désarroi de la population victime de ce cataclysme, en espérant qu’elle ne reverra plus jamais ça.

Et l’on doit se poser la question. Qu’en serait-il, si cette dépression était restée au stade de cyclone intense avec passage de l’œil sur l’ile, comme cela avait été envisagé à un moment donné ?

Et comme, dit-on « Charité bien ordonnée, commence par soi-même », je me demande, sans tomber dans le catastrophisme, quelle serait l’ampleur des dégâts dans ma commune, Saint-André – habituellement inondée de partout, à la moindre intempérie – si elle avait essuyé ces pluies diluviennes, comme celles enregistrées à Saint-Joseph, soit 800 mm3 en quelques heures ? Qu’en serait-il si Berguitta ne nous avait pas épargnés ? N’oublions pas que Saint-André fait partie des communes de la Réunion classées à risque important.

Quel soulagement ! Mais en même temps, il s’agit là d’un sérieux avertissement aux élus de l’Est, ceux de ma commune en particulier. La saison cyclonique n’est pas terminée, et peut-être n’est-il pas trop tard pour agir sans délais, là où il faut, en prévision du prochain cyclone.

Par ailleurs, chacun aura noté le silence assourdissant du Président de Région, Didier Robert. Toujours pas de communiqué à cet instant, pas un témoignage de solidarité envers les élus des communes touchées par cette catastrophe, pas un mot de compassion envers ces familles sinistrées dont certaines ont tout perdu, ne leur restant que leurs yeux pour pleurer. Pa là éksa, le Président.

Jamais vu ça !

Paul – Saint-André