Di sak na pou di

Bill Gates : « Il faudra que 7 milliards d’individus soient vaccinés »

Bruno Bourgeon / 27 octobre 2020

JPEG - 69.6 ko

Dans le contexte anxiogène créé par nos médias et nos gouvernants à propos de la Covid-19, la question des vaccins obligatoires est nécessairement clivante.
Beaucoup d’entre vous sont tétanisés par la peur du virus alors qu’il s’agit d’une cause de mortalité tout à fait secondaire depuis mai. Difficile à croire, n’est-ce pas, tant le tapage médiatique dit l’inverse.

Mais il y a, à l’heure actuelle, moins de 200 morts par jour du Covid-19 en France pour 1700 décès en moyenne en tout [1]. Trop, sans doute. Mais ça reste assez peu. Il n’y a pas de surmortalité liée à la Covid. Comme si ceux qui en sont morts devaient de toutes façons mourir dans l’année (87 % des décédés ont plus de 75 ans). Vous et moi risquons davantage de mourir d’un cancer, d’une crise cardiaque ou d’une maladie neurologique. Ou d’un accident de voiture. Or tout le monde ou presque semble ne redouter que la Covid-19. Deux raisons à cela : le battage médiatique et le rappel des épidémies du passé.

Ceux qui ont peur préféreraient que tout le monde soit vacciné même si les méfiances abondent : vaccin OGM pas sûr, conçu et produit trop vite, bourré de nanotechnologies avec un risque sur le génome humain (fake news ? Je ne sais).
Suis-je complotiste ? Cette accusation ne veut pas dire grand-chose. Nous voulons seulement un vaccin NON imposé. La manière dont il est promu fait craindre l’inverse.

En outre, pourquoi nos impôts serviraient-ils à garantir le risque financier des laboratoires pharmaceutiques en cas de procès ? [2]. Et puisque l’heure est aux obligations pour tous ou aux suppressions de liberté, en France ou ailleurs, il semble urgent de dire NON à une volonté manifeste de ceux qui nous gouvernent : faire vacciner au plus vite un maximum de gens. Tout cela alors que l’épidémie touche à sa fin et qu’il y a tant d’autres défis.

Je ne suis pas spécialiste des complots. Je n’ai reçu aucun mail de Bill Gates confirmant qu’il avait décidé de prendre le pouvoir et que désormais il faudrait faire selon ses instructions et que la police était d’accord.

En revanche :
1/ Bill Gates a affirmé « il FAUDRA que 7 milliards d’individus soit vaccinés » [3]. Il n’a pas dit pas « peut-être », ou ce « serait bien… » Il a dit : « il faudra que » ;

2/ L’OMS suit ce que dit Bill Gates parce qu’il la finance et le gouvernement français suit ce que dit l’OMS ;

3/ Les gouvernements européens ont annoncé qu’ils avaient acheté 300 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 [4] ;

4/ Et enfin de nombreux Français affirment être réticents à l’idée de se faire vacciner contre le Covid-19 [5].

5/ Le passeport Covid sera obligatoire pour voyager, indiquant la pratique de vos tests, et ultérieurement si vous êtres vacciné, lorsque le vaccin sera à disposition. Sans cela, pas de voyage. Ce qui signifie donc une obligation vaccinale.

À Melbourne la police a le droit de rentrer dans les maisons sans mandat pour prendre toute mesure nécessaire afin d’éviter que l’épidémie ne se propage [6]. En France ont été créées des Brigades sanitaires. C’est le nouveau cadre légal dans lequel les médecins peuvent dénoncer leurs patients et leurs amis qui sont atteints du Covid-19 [7].

Mon point de vue est simple : laisser ceux qui veulent se faire vacciner l’effectuer. C’est leur droit le plus strict. Je refuse l’obligation. Recommandé-je cette vaccination ? Je ne sais. Que sera devenue la pandémie lorsque le vaccin sera au point ?

On me reproche que mes arguments sont ceux de Trump. Je n’ai aucune idée de ce qu’affirme le Président américain qui semble ne s’exprimer que par Twitter. Une chose est sûre : le gouvernement américain a lui aussi commandé des doses de vaccins à l’avance, lui aussi est disposé à aider Big Pharma en cas de procès liés à des effets secondaires. Surtout, cette crise montre que les responsables politiques sont plus forts en gueule qu’en actes. Ils semblent subir. En tous cas, la protection des citoyens passe par le maintien des libertés individuelles. Pour l’heure, elles semblent reculer partout.

Le vaccin contre la Covid-19 est prévu, je me soucie des vivants. S’ils veulent pouvoir continuer à honorer leurs morts en toute quiétude, il est préférable qu’ils vivent dans une société où leurs faits et gestes ne sont pas contrôlés, leurs déplacements ne sont pas limités et où ils restent libres de se voir injecter des nanoparticules (ou pas ?) dans le corps.
En menant ce combat pour la vie, je pense aux morts, ceux qui ont péri du cancer, des démences et des maladies cardiaques.
On me reproche de ne pas respecter les soignants. Peu de temps avant la crise sanitaire, ils étaient dans la rue. Ils critiquaient le manque de personnel, le manque d’argent, le manque de lits. Nous nous sommes confinés pour eux. Le but était de permettre aux services de santé, dont l’organisation et les équipements étaient limités, de faire face à la maladie. Le but n’était pas de restreindre l’épidémie : gardez cela en tête. Aujourd’hui, 10 mois que l’épidémie a commencé. Le nombre de lits en réanimation n’a pas augmenté. On dit que le facteur limitant est le nombre de soignants. D’autant que beaucoup, harassés, démissionnent. Notre médecine, qui, jadis, brillait de mille feux, se délite progressivement, pour des raisons économiques. Et pourtant, ne sont-ce pas de ces métiers qui devraient primer dans une gestion régalienne ? Que fait l’Etat ? Qui se moque des soignants ?

Certaines personnes ne sont pas à l’aise avec l’idée de critiquer ce gouvernement qui donne l’impression de se donner du mal, de se rendre utile. Jean Castex est sûrement en train de se demander comment il va pouvoir annoncer que son vaccin contre le Covid-19 va être obligatoire. Alors qu’il n’a même pas téléchargé l’application StopCovid sur son propre téléphone portable. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. L’excuse étant qu’il ne prend pas le métro. Que Dieu nous garde !

Dr Bruno Bourgeon