Bling bling ou l’effet boomerang

15 février 2008

Il a voulu jouer la carte de la transparence à outrance. Se mettre dans la peau de monsieur tout le monde. Défier le dicton “Pour vivre heureux vivons cachés”. Eh bien aujourd’hui voilà le résultat : Nicolas Sarkozy est dépassé par les événements. Peu à peu, il perd le contrôle de sa machine. Malgré son expérience dans la fonction, il est tombé pile poil dans l’erreur de jeunesse. La nouvelle mode bling bling est l’exclusivité des artistes, des artistes de variétés, mais sûrement pas celle des hommes responsables de l’avenir d’un pays. De la France de demain. Si la droite se ramasse aux prochaines élections, cela ne sera pas la gauche qui gagne, ce sera la droite qui perd. L’exemple est visible comme le nez au beau milieu du visage devant le spectacle de la débandade des municipales de Neuilly, son ancien fief. Franchement, en deux mois à peine, la rencontre avec la beauté, une virée au royaume de Mickey, la bague de fiançailles pour conclure avec le mariage en catimini à l’Elysée. C’est exactement les histoires de roman photos de “Nous deux” que je lisais en cachettes de mes parents, il y a maintenant un peu plus de quarante ans. Dans ma lettre “Cécilia mon amour” parue peu après son “intronisation” au premier chef. J’écrivais déjà, après les péripéties chez les Bush, les Ray Ban et polos Lacoste « plus c’est gros et plus ça passe ». Nous constatons dès à présent que la grosseur n’est plus à l’ordre du jour, c’est énorme. C’est un roc ! C’est un pic ! C’est un cap ! Que dis-je c’est un cap, c’est une péninsule ! J’ai la patience qui me démange, j’ai hâte à demain, j’attends. Peut-il mieux faire ? Nous le saurons bientôt dans l’épisode « Ça passe ou ça casse ». Le prolo a la dent dure, il n’aime pas beaucoup qu’on se moque de lui. Ça commence à se savoir. Les gens d’en bas ont faim, la France d’en bas a froid. Des étudiantes couchent pour se nourrir et se loger. Et une montre à 40.000 euros. Stop.

Gilles de la Ravine Blanche


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus