Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
20 septembre 2008

En cette semaine de la mobilité, force a été de constater l’énorme affluence dans les transports en commun.
Ce qui démontrerait au moins deux choses :
De nombreux Réunionnais ne possèdent pas de moyens de déplacement et ne peuvent donc même pas aller fréquenter les plages de notre pays (ou alors se retiennent souvent de sortir parce que la moindre sortie revient trop chère !).
De nombreux Réunionnais, bien que conscients de l’intérêt des transports publics, ne peuvent les utiliser car ils recèlent de multiples aléas sur lesquels les pouvoirs publics doivent impérativement travailler ; certains de ces aléas ont d’ailleurs été révélés pas cette journée de transports gratuits, à savoir :
les prix trop élevés pratiqués (avec 1 euro, on peut faire le tour de Paris et passer devant les principaux sites touristiques (Ligne 28 partant de Bercy)) actuellement. La prise en compte de cet élément est sans doute le plus important. Il faut en effet savoir qu’il y a dans notre pays des personnes qui travaillent et ne perçoivent que des salaires moyens mais ne bénéficient ni d’avantages quelconques ni de privilèges, et donc paient tout, tout le temps et partout (cette catégorie de personnes n’est jamais prise en compte dans notre société),
des bus aux gabarits inadaptés aux routes et rues réunionnaises (il en faudrait qui soient plus économiques, moins polluants et moins gros sur certaines lignes),
absences de rotations suffisantes et ponctuelles et de rapidité (créant des pertes de temps énormes, des problèmes de sécurité, et causant des fatigues insurmontables ...),
de réels problèmes de sécurité aux gares, dans les bus en fin de journée, et d’indiscipline (des usagers qui se bousculent pour monter parce qu’aucun dispositif de file n’existe, des agents de sécurité ou des conducteurs qui ne font pas leur travail avec la conscience ou le courage nécessaire, des personnes qui mangent et s’essuient sur coussins, qui ne respectent pas les places pour personnes handicapées ou ont peu d’égard pour des personnes âgées ou malades, la radio du bus qui braille alors qu’on rentre fatigué du travail,
des problèmes de propreté (combien de passagers ont contracté ici, des grippes, des varicelles, des angines, des conjonctivites ...) faute de désinfection suffisante et systématique des parties les plus touchées par les passagers.
Tous ces éléments sont pour la plupart connus des gestionnaires des réseaux de transports en commun et souvent pris en compte mais pas de manière rigoureuse ni pédagogique.
Il n’est sans doute pas superflu de souligner que ceux qui vont au travail prendront volontiers les transports publics si les pouvoirs publics tiendront compte de leur situation et de la qualité de vie qu’il faut leur apporter.
Ce n’est donc que si nous cessons de nous contenter du minimum, alors que des sommes phénoménales sont mises à la disposition des gestionnaires par le contribuable (comparé au réseau urbain et interurbain mauricien qui est moins bien équipé mais O combien performant !).
Un motard qui a peur sur la route mais n’a pas le choix
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture