Ça dépasse l’entendement

8 août 2007

Même dans les polars des plus sordides on ne voit pas ça. C’est la honte de la République. Ce scénario ne fait rire que l’acteur principal de ce fait divers ordurier. Dans le mauvais rôle du malade sexuel des plus dangereux qui soit donné de croiser, dans les couloirs du Tribunal de Grande Instance de Saint-Pierre. Catalano, coupable des pires horreurs sexuelles commises dans son bureau dans le tribunal même. Corruption gravissime. Des séminaires payés avec l’argent de l’État étaient des prétextes pour assouvir ses bassesses sexuelles avec des gamines à Madagascar. Le pire, mais là on touche le fond, il n’a jamais voulu croire une petite fille de onze ans venue porter plainte accompagnée de sa maman, pour s’être fait kidnapper avec une violence incroyable et subir tous les outrages qu’un être humain puisse supporter, sous les menaces d’une arme à feu. Il faudra qu’un autre juge rouvre le dossier enterré, pour enfin trouver et arrêter le coupable de ces actes inqualifiables, innommables et impardonnables. Et puis surtout, ça c’est le plus important, que la petite soit entendue, comprise, reconnue comme victime innocente à part entière. Après quatre années de combat acharné contre cette muraille qu’est le système judiciaire. L’épreuve dure depuis quatre ans. Droguée, alcoolisée, violée dans l’espace interminable de toute une nuit sous la menace d’une arme à feu.
Parce que ce bonhomme est le doyen des juges d’instruction au tribunal de Saint Pierre en plus. À l’heure ou j’écris, il se promène gaiement le sourire sous la moustache, il est aux anges, dans les couloirs du tribunal. Ce prédateur exerce toujours. Incroyable ! J’espère de tout mon cœur que Rachida Dati est au courrant de cette triste et révoltante affaire de justice. Pour qu’elle intervienne le plus vite possible et juge. Punir ce ripou de la dernière espèce ainsi que ses complices. L’État doit des excuses à cette famille touchée de plein fouet par le malheur et l’injustice d’une société gangrenée par des malades nommés à de hautes fonctions.
Gilles
(La Ravine Blanche)


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Messages

  • oté,Gilles de la Ravine Blanche,ou koné pa ké i touss pa in ho fonksiyonér (homme d’état)mon garson ,an pliss THE DOYEN bann ziz de la rénion,(cé ta dir lo papa na lo drwa fé toute sak li vé)la prev lilé touzour là,é lo pir se’k la pwin in politisiyn (réiyoné) i rouv zot bouss pou di stop.
    Bon mi espér ou konpran mon lironi.
    Dann bann moman komsa,mwin noré émé ett spartakiss,vréman.
    Eh bin voilà Gilles de la ravine Blanche ti kolon y ress ti kolon é lo gro ABIZER.
    JE SUIS OVER REVOLTER GILLES,
    Le salsero Dédé Fourez

    • Bonjour la rédaction de Témoignages,
      Je veux vous dire un grand merci d’avoir mis mes courriers sur le Web. Et je compte sur vous également pour envoyer toute ma sympathie à Dédé Fourez pour la magnifique critique de ma dernière lettre ‘Ca dépasse l’entendement’ J’aime ce qu’il fait. Le maloya c’est le blues de la Réunion. Moin lé la ek sa ! Mi gagn ! Sa lé dos !
      Gilles la Ravine Blanche.

    • ÇA se sent que c’est lui
      De mes yeux vu. On se demande vraiment ? On se pose des questions ? Je cherche une réponse. Que peut bien faire le doyen des juges d’instruction Catalano à battre le pavé en plein centre ville de Saint Pierre. A l’heure de midi. Il fait les cent pas sur le trottoir juste en face la poste et la gendarmerie dans une tenue vestimentaire de touriste short et polo, aux pieds des sandalettes. La moustache sous le nez. Le physique passe partout. Comme un vieux loup solitaire rejeté de la meute pour avoir outrepassé les règles du jeu dans une société gangrenée d’injustice. Serait-il à l’affût ? Prêt à bondir sur une jeune proie à la chair tendre. Revenue malheureuse du distributeur de billets de banque. Sournois comme l’immonde prédateur, sur les starting-blocks, prêt à voler au secours d’une jeunette qui connaîtrait passagèrement une fin de mois difficile.
      Gilles la Ravine Blanche


Témoignages - 82e année


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