La crise de l’eau à La Réunion favorisée par des décennies de sous-investissement
11 juillet, parDerrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
24 octobre 2025, par , ,

En avril 2024 Ruth Dijoux, interpelle le Maire Michel Fontaine sur la gestion de la régie des cantines. Dans son interpellation, après avoir rappelé les règles de droit quant au recouvrement de redevances dues et aux actions possibles à réception d’un titre exécutoire, elle interroge le Maire sur l’opacité des comptes, et la gestion non efficiente du service. En réponse, rien sur l’opacité ou l’efficience, juste une dette générale effacée et une tarification ramenée à 1 euro pour tous. Un aveu à peine dissimulé de négligence… Ruth Dijoux espérant déjà que « la facturation ne devienne pas un levier de favoritisme militant »… car on le sait, « 2026 approche à grand pas ».
Cette « réponse » du Maire n’aura pas suffi à la chambre régionale des comptes (CRC), qui dans son dernier rapport insiste à son tour sur « des dysfonctionnements importants dans la chaîne comptable », « le non-respect d’obligations réglementaires primordiales en matière de gestion comptable », « l’absence de réelle diligence face aux dysfonctionnements identifiés de la chaîne de recouvrement des impayés ».
Aussi, hier soir au Conseil municipal, ce sont les élus de l’opposition Pascal Basse et Corine Bédier qui reviennent sur le sujet. Car on est bien d’accord, ce n’est plus la seule opposition qui en parle mais bien la CRC.
Ces élus tentent donc de comprendre comment il est possible pour une commune déjà bien endettée de passer sur une dette de 900 000 euros. Les Saint-Pierrois et Saint-Pierroises ne devront-ils pas payer d’une autre manière cette dette ? Pourquoi personne n’a été capable en 4 ans d’identifier la problématique malgré plusieurs alertes, et surtout qu’est ce qui est mis en place en interne pour que cela ne se reproduise plus.
Alors que jusqu’à là en séance, seul le Maire David Lorion, tenait le micro de son Conseil Municipal, il décide cette fois-ci de le passer à d’autres, un peu comme un « débrouille à zot ek ça… » sans le courage d’endosser la responsabilité qui lui incombe. De rond de jambe en rond de jambe, après un ultime « c’est un bug informatique », au demeurant jamais constaté dans un procès-verbal, tout le monde fini par comprendre que « Kabri va continué manze salade ».
Au lieu de reconnaître humblement, que l’opposition comme la chambre régionale des comptes n’ont pas faux sur cette ligne et qu’il est important pour l’avenir que cela ne se reproduise plus, la municipalité en place poursuit les habitudes du passé : défaut de transparence, réponses approximatives ou fallacieuses. Qu’on se le dise, si « oublier le passé condamne les gens à le répéter, s’en souvenir de trop les condamne à ne jamais le quitter ».
Ruth Dijoux, Présidente de parti Ekilibre et tête de liste de l’Union des Saint-Pierrois
Pascal Basse, membre du PCR et conseiller de l’opposition
Corine Bédier, secrétaire de section du PS et conseillère municipale de l’opposition
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
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