Présidentielle 2027 : pourra-t-on sortir du chaos ?
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15 novembre 2008

La crise ouverte par les gros transporteurs épaulés par le préfet et M. Jégo n’en finit pas de susciter des commentaires contradictoires. Pour certains, le préfet et les transporteurs sont des héros, pour d’autres, ils ont joué une pièce de théâtre extrêmement dangereuse pour l’économie réunionnaise. Sans compter les traces qu’elle laissera dans la conscience collective réunionnaise : si t’es gros, bloque tout ce que tu veux, le préfet te protégeras, si tu n’es pas puissant et proche du gouvernement, essaie de bloquer la route et tu verras le préfet employer la violence d’État à ton encontre.
Et puis il y a les kozèrs bous’ rouvèr qui font étalage de leur ignorance et se répandent en jugements qu’ils voudraient définitifs.
Devant ces assauts de médiocrité, certains contributeurs s’indignent et parfois s’emportent un peu et ils n’ont pas tort car la presse est responsable, elle aussi, de certains de ces jugements à l’emporte-pièce.
Exemple : la Maison des Civilisations (MCUR).
Régulièrement, et le conflit des transporteurs l’a montré, des journalistes laissent entendre que les crédits de la MCUR pourraient servir à autre chose qu’à la MCUR. C’est un non-sens absolu. Or, qui peut croire que les journalistes soient ignorants des règles élémentaires régissant les crédits affectés ? Des années durant, Paul Vergès s’est démené auprès de maints organismes culturels, dont l’UNESCO, pour faire avancer ce projet et obtenir enfin les crédits qui vont permettre sa réalisation.
Si la MCUR ne se fait pas, ces crédits ne viendront pas à La Réunion et seront affectés à une autre réalisation culturelle ailleurs qu’à La Réunion. Est-ce cela que nous voulons au moment où, pour affronter les temps de crise qui s’annoncent, il est plus que nécessaire de savoir qui nous sommes et où nous voulons aller ?
Plus prosaïquement, au moment où le BTP licencie, voulons-nous supprimer une opportunité d’activité pour ce secteur et ses employés ?
Oui, on peut comprendre ceux qui s’insurgent contre les kozèrs bous’ rouvèr ! On a le droit de réfléchir avant de s’emballer sur les touches de son clavier. Quant aux journalistes, s’ils se veulent les sentinelles avancées de la démocratie, ils ont le devoir d’en expliquer les règles de fonctionnement à leurs lecteurs, sinon les forums ne serviront qu’en tant que dépotoirs de sentiments et ressentiments populistes.
Parnyssi
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Mézami si mi di azot mi rèss dan lé ba é sète ané la fré la okip amwin. Sépa la vyéyèss lotèr pars lé vré konm i di « toulézan douz moi » é afors (…)
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