Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
19 février 2009

Cette semaine, les chrétiens ont fait cette lecture de Marc (7.14.23) :
Jésus appela la foule et lui dit : « Ecoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur ».
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? ». C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur ».
Etonnante lecture ! Si on avait suivi à la lettre ce texte, bien des dégâts seraient évités sur notre planète.
Tous les jours, nous faisons l’inverse. Ecoutons les médias. Ne sommes-nous pas scandalisés d’entendre ce que l’Homme commet chaque jour ?
« Des pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure ».
Il y a plus de deux mille ans que le Christ nous a interpellés sur le mal qui est en nous. Qu’avons-nous fait pour changer notre comportement vis-à-vis de nos semblables ?
Le mal nous envahit chaque jour. Nous nous plaisons de vivre dans cet état de fait… Et puis, un jour, nos yeux s’ouvrent. Nous constatons alors qu’il nous est difficile de remonter la pente. A ce moment-là, nous prenons conscience qu’une décision s’impose : soit nous continuons de descendre ; soit nous prenons notre courage à deux mains, nous essayons de retourner dans le camp du bien… et tout devient possible.
Oui, je crois au changement de l’Homme… qui passe par un changement en l’Homme, à condition qu’il le veuille bien !
En conclusion, je laisse le soin aux sœurs dominicaines de Taulignan de le faire : « C’est du cœur pervers dont il faut se méfier, c’est du cœur qui trame le mal, qui ment, c’est du cœur qui n’aime pas, dont il ne faut pas être victime. Ne sommes-nous pas trop souvent notre propre victime ?
Ne sommes-nous pas nos propres geôliers ? Nous décidons nous-mêmes du bien et du mal, nous jugeons de l’extérieur. La parole de Jésus vient faire sauter nos liens, elle vient nous dire que notre cœur est bon si nous ne nous faisons pas complices de fabricants d’idoles, si nous ne nous encombrons pas nous-même d’idoles personnelles ».
Marc Kichenapanaïdou
Courrier des lecteurs
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