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20 août, par30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
22 décembre 2006

Dans deux ou trois jours Noël : une explosion de joie, mais d’une joie frelatée par le commerce, et le vieux Père Noël de la consommation viendra prendre la place de l’Enfant Jésus. Nous ne verrons plus le symbole universel qui transcende les terres de la chrétienté. Les chrétiens eux-mêmes n’y verront que du feu. Alors, ressortons vite ce texte qui date d’un siècle mais qui n’a pas pris une seule ride. Il faut être un agnostique comme le philosophe et poète Alain pour nous parler ainsi de Jésus, et de ce qu’il représente pour l’humanité.
« Ce vieux mythe de Noël nous conte, par images, une grande chose. Plus souvent qu’on ne croit, tous les jours peut-être, quelque fils de l’Esprit vient au monde entre le bœuf et l’âne. Sa mère, toute simple, et son père, un peu rustre, adorent ce petit roi qu’ils ont fait. Rien n’est plus divin sur la terre qu’un fils des siècles qui naît jeune, sans une ride sur le front, sans un nuage dans les yeux. S’il grandit entre le bœuf et l’âne, sans se mentir à lui-même, voilà l’ouvrier de justice. Voyez-le marcher sur la terre ; les choses et les hommes s’ordonnent selon leurs vrais rapports dans ses yeux, miroirs du monde.
Il n’a pas quinze ans et déjà il étonne les docteurs, et il les effraye. Un mot de lui va plus loin que leurs livres. Aussi, déjà ils complotent entre eux, afin de tuer ce mauvais esprit-là. Mais en attendant, il faut bien qu’ils cèdent devant cette force juvénile, qui pense avant de parler ; car le peuple écoute. Le peuple reconnaît son fils et son roi, et lui fait des triomphes. Comme la lumière dissipe les ténèbres, ainsi le Vrai prend la place du Faux, sans lutte, par sa seule présence. Les liens d’injustice se relâchent, car ce n’est qu’un nœud d’escamoteur, qui lie le travail des uns à la puissance des autres ; s’il s’agit seulement de voir, au lieu de craindre et d’espérer ; il faut dénouer, non secouer ; les esclaves étirent leurs membres sur leur pauvre lit ; les aveugles voient, les sourds entendent ; le paralytique va marcher. »
Alain
30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
Ni antan kékfoi dann zoinal bann zoinalissti parl la rout la soie. Sirman ni domann anou kossa i lé so rout-la. Kossa li lété dann tan lontan é (…)
In kozman pou la route
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