Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
10 juin 2009

Bien-sûr, le dimanche 14 juin prochain, pour ceux et elles d’entre nous qui n’hésitent pas (ou n’hésitent plus) à sortir leur vélo, ce sera un jour de grande fête.
A bicyclette (ou en roller), nous pourrons, pour une dernière fois mais dans le cadre d’une "promenade historique", avaler les kilomètres d’une Route des Tamarins totalement réservée, dès le 23 prochain, à la circulation rapide des véhicules à moteur.
Ce sera jour de fête et, pour que la fête soit totale, ceux qui nous y invitent ont prévu une fort sympathique loterie avec, tenez vous bien, une centaine de vélos dont dix V.A.E. (Vélo à Assistance Electrique) et un challenge pour la ville réunionnaise qui aura eu, en pourcentage de sa population, la plus forte participation.
Ce 14 juin devrait aussi –et surtout- être un signal fort que nous lançons aux élus de nos communes.
L’administré qui choisit dans sa ville de se déplacer à bicyclette participe à la lutte contre la pollution. Il participe également à une bonne gestion du foncier urbain, tant il est vrai qu’une voiture garée, c’est 10 mètres carrés de sol immobilisés et que, pour 1000 véhicules, c’est un hectare de terrain qui peut être utilisé plus rationnellement.
L’administré qui choisit le vélo pour aller au travail ou à l’école, pour faire ses courses ou simplement se promener, cultive tout naturellement sa forme physique dans notre société qui entretient la position assise de notre corps.
Il va falloir que nos Maires repensent la question des parkings dans la ville, dans les cours des écoles ou dans l’enceinte des bâtiments publics. Il va falloir que nos commerçants, mais aussi les directions des zones d’activités économiques, pensent parkings, douches et vestiaires.
Mais comment ne pas croire qu’ils ont bien compris que, notre île à dimension réduite, chaque mètre carré compte ?
Et puis, au prix où se situera toujours plus le carburant, comment ne pas se féliciter que l’usage de la bicyclette ne nous coûte que l’énergie de nos mollets ?
Ceux-ci quand on les entraîne correctement, savent répondre à nos demandes.
Enfin, ne devrions-nous pas voir les établissements bancaires de l’île offrir à leurs clients des possibilités de crédits sur 36 ou 48 mois pour équiper les membres de nos familles de bons vélos mécaniques ou de V.A.E ?
Voilà pourquoi, le 14 juin prochain, nous devons être nombreux à bicyclette. Nos élus ont besoin de sentir cette révolte intérieure –véritable révolte culturelle- qui frémit en beaucoup d’entre nous et qui porte les germes de ce que l’on a appelé la nécessaire "vélorution" dont le siècle qui commence a bien besoin…
De Saint-Paul et de l’Etang-Salé donc, en familles, en amoureux ou en solitaires, tous à bicyclette ou en roller ce 14 juin.
Raymond Lauret
Conseiller Régional
Courrier des lecteurs
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