Di sak na pou di

Ces personnes qui résistent au VIH, qui guérissent ou « renaissent » du cancer

Frédéric Paulus / 14 février 2020

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Le chercheur José Alcami, virologue de l’Institut de santé Carlos III à Madrid, a mené des recherches publiées dans la revue américaine « PLOS Pathogens », (2018). Bien qu’il avance qu’il y ait encore beaucoup d’éléments que l’on connaît mal, il reconnaît qu’« on ne sait pas pourquoi 5 % des patients qui sont infectés ne développent pas de sida. Il y a, dit-il, « des mécanismes de résistance à l’infection qu’on comprend très mal ». Le chemin est encore long pour exploiter cette faille afin de produire un nouveau médicament par la recherche hospitalière biomédicale, mais nous pouvons présager que des progrès dans ce domaine, dans la tradition des travaux de Pasteur, seront au rendez-vous. Pourquoi cette confiance à priori ? Notre réponse spécule que lorsque la cause d’une maladie est unique (là un virus, comme actuellement pour le coronavirus) la réplique de la recherche en virologie sera efficiente et rapide.

Mais qu’en est-il pour les maladies à causes multifactorielles comme seraient le cancer et autres maladies dégénératives ?

La Fondation contre le cancer de Belgique, sur son site internet officiel, diffuse deux témoignages et précise que « quand la guérison associe corps et esprit, on se retrouve parfois plus fort, plus humain ou plus sage qu’avant ». Ci-dessous ces deux témoignages extraits de « Cancer, vivre avec », 2004, éditions Hachette, ainsi que notre avis sur cette « association corps et esprit ».
« Je me suis dit : puisque j’ai déjà eu le cancer, je n’ai donc plus peur de l’avoir et je peux vivre avec une certaine sérénité », Anne-Marie, 49 ans.
« Cette expérience ne m’aura pas apporté que des malheurs et des souffrances. J’ai été capable de la surmonter et elle m’a donné envie de renaître, peut-être en vivant différemment ou ailleurs… » Laurence, 38 ans. Voir aussi nos déductions à propos d’un « guide intérieur psychique » qui devrait apporter un contenu hypothétique à la notion de « renaître d’un cancer » :
https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/vouloir-guerir-du-cancer-et-faire-confiance-a-son-guide-interieur-ces-malades-qui-guerissent-miraculeusement, 93129

La recherche biomédicale semble entrevoir par les nombreux exemples de guérison du cancer « une porte qui s’ouvre » sur l’approche transdisciplinaire de cette maladie à causes multifactorielles, porte qui devrait l’inciter à sortir « hors des murs » du laboratoire et de l’hôpital en abordant (enfin) la subjectivité des personnes touchées par cette maladie en tant que sphère subjective-objective de la singularité humaine.

Frédéric Paulus,
Directeur scientifique du CEVOI
(Centre d’Etudes du Vivant de l’Océan Indien)