Face aux grandes catastrophes qui s’annonçaient, alors que les peurs se faisaient jour, il paraissait indispensable à des femmes et des hommes défenseurs de la nature, d’investir le monde politique pour qu’enfin le peuple puisse prendre conscience des dangers qui menacent la planète et, bien entendu, par ricochet le vivant, que ce soit le minéral, le végétal, l’animal ou l’Homme. Tous ces doux dingues qui criaient au loup, on ne les a pas écoutés et voilà que maintenant le journal des catastrophes annoncées se remplit de pages sombres.
Alors, le 20ème siècle finissant, on vit se constituer partout sur la planète mais plus exactement dans le monde occidentalisé, une foultitude de groupuscules, mouvements ou partis écologistes. À force de danses du ventre, tractations et autres méthodes que ne pourrait renier aucun des grands partis politiques conventionnels, a émergé une force politique hétéroclite qui a pris pour drapeau une couleur et pour idéal partir en guerre contre la destruction de notre monde.
Face à une démographie non maîtrisée, l’avancée inexorable du désert, le réchauffement climatique, la gestion déplorable et égoïste des ressources naturelles, le problème des déchets, qu’il soit ménager, industriel ou pire, nucléaire, ces nouveaux chevaliers blancs s’en sont allés battre l’estrade pour obtenir les suffrages du peuple. En votant pour eux, on allait voir ce que l’on allait voir ! Force est de constater que ces partis, et tout particulièrement le parti Vert, ont réussi à faire bouger les lignes, ils sont à l’origine de la prise de conscience écologiste, non pas seulement des électeurs mais aussi des politiques de tous bords, principalement à gauche. Le monde occidental a basculé et les dirigeants de grandes nations ont découvert que notre planète était un grand village en danger.
Des partis ou groupuscules politiques écologistes ont-ils vraiment un avenir ? La mouvance verte qui ne cesse de miner le paysage politique français, si elle a eu toute son importance au siècle dernier, si elle a permis une réelle prise de conscience des dangers qui menaçaient la Terre, n’a plus qu’une seule raison d’exister, c’est servir le nombrilisme de certains, qu’ils soient en rupture de banc avec des partis plus conventionnels ou qu’ils espèrent obtenir leur "quart d’heure de gloire", comme le disait si justement Lewis Carroll ! Pratiquement tous les partis politiques ont intégré les dangers que représente la pollution pour notre environnement et à quelques distorsions près s’accordent à dire qu’il faut mettre des gardes fous à cette mise à sac de notre planète. Mais alors à quoi sert un parti écolo ?
(à suivre).
Guy Ratane-Dufour
http://www.espaceblog.fr/ratane/
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