Comme un dieu...

30 janvier 2009

Obama par ci, Obama par là. Tout le mois de janvier, le nom de Barack Hussein Obama a été proclamé, adoré (!). Peu de monde a vu son programme politique, sauf pour un mot clé : un Noir président des Etats-Unis. L’homme plaît. Avec sa femme et ses deux filles, c’est la sainte famille. L’Obamania comme une chronique annoncée sur nos écrans télévisés. De quoi s’interroger.
Qui, en ce mardi 20 janvier 2009, n’était pas devant son petit écran ? Sur le dos d’un seul homme, une responsabilité énorme : l’État le plus puissant du monde. Barack Obama se fait acclamer par plus de trois millions de personnes. J’imagine son frémissement en entendant tous ces cris... ces cris de joie, d’allégresse. Le 20 janvier a été un moment important de l’histoire de l’humanité. Mais en quoi son élection à la tête de la nation américaine est-elle historique pour l’humanité ? N’était-elle pas déjà programmée ? Heureusement que l’homme garde les pieds sur terre.
Depuis le 20 janvier, le rideau est tombé. La réalité du quotidien lui est revenue très vite à la face. Obama n’est pas un Dieu. C’est un être humain avec ses qualités et ses défauts. Nous savons que son programme, son dynamisme vont faire réveiller les consciences. Le monde ne sera plus comme avant. Notre vision de la vie va certainement changer. Obama a tracé la voie. Ce qui était impossible hier sera possible aujourd’hui. Cela demandera à chacun d’entre nous, là où nous nous trouvons, de faire un double effort sur nous-mêmes pour nous secouer, nous réveiller et de croire en notre capacité de réussir, de vaincre les obstacles, de cesser de compter sur l’autre, de forger notre volonté, notre caractère. Casser en nous cette vision de la politique de la main tendue ! Notre pain, notre riz de chaque jour, nous les gagnerons à la sueur de notre front et à la force de notre poignet.
La victoire de Barack Hussein Obama doit être pour chacun d’entre nous un réveil de notre conscience d’Homme. Nous n’avons pas attendu Obama pour nous retrousser les manches. Mais devant la crise, devant la victoire, nous devons revoir notre vision de la vie. Sommes-nous capables de relever ce défi ? C’est ce à quoi Obama nous convie. Il ne nous a pas déçus en réussissant à se faire élire, ne le décevons pas !

Marc Kichenapanaïdou


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Témoignages - 82e année


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