L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
28 novembre 2006

La prospective économique du bio et des produits sains devient une réalité. Il faut savoir que la lutte contre l’obésité coûte plus cher que la lutte contre le tabagisme ; c’est une réalité qui bouleverse les habitudes des industriels et des distributeurs, qui doivent faire montre, désormais, non seulement d’adaptabilité aux réalités nouvelles du marché, mais aussi d’attractivité. Rarement, en quelques semaines, autant de signes favorables au bio et aux produits sains se sont multipliés.
1- En 20 ans, Stonyfield Farm, dont 80% du capital appartient à Danone, a réussi à se hisser au 3ème rang du marché du yaourt bio aux Etats-Unis, derrière Yoplait et Dannon (nom du français outre-Atlantique). Il dépense 5,9% de son CA en pubs et promotions, contre 16% pour certains concurrents. Stonyfield est le numéro 1 mondial du yaourt biologique avec des méthodes de vente originales : en une semaine de 1998, Stonyfield a distribué 85.000 pots aux usagers du métro de Chicago, récompensés pour contribuer, en utilisant les transports en commun, au respect de l’environnement. Il propose aux internautes-consommateurs d’adopter une vache ! En devenant le parrain numérique d’une vraie ruminante, ils en recevront une photo et de fréquentes nouvelles par courriel. Cette réussite originale dans un pays si formaté est... laitière. A quand des distributions de yaourts bios à la gare routière de Saint-Denis, l’adoption d’une vache à Bourg-Murat ?
2- Le bio peut se vendre 10% plus cher que le produit normal. C’est l’objectif que Wal-Mart a assigné en mai 2006 à PepsiCo, Kellogg’s, General Mills, Kraft. (Le poids de Wal-Mart aura nécessairement des effets économiques sur ces industriels, notamment en Europe.)
3- Disney a stoppé son partenariat avec Mc Donald’s pour se lancer dans un partenariat avec des producteurs de fruits frais.
4 - Le 16 mai, le Parlement européen a adopté un texte réglementaire concernant les allégations nutritionnelles « Sans sucre ajouté » et les allégations santé « Le calcium est bon pour vos os », « Réduit le taux de cholestérol ». Ainsi, une sucette pourra continuer à affirmer qu’elle ne contient pas de matière grasse, à condition qu’elle rappelle qu’elle contient du sucre... sur la même face du packaging, et dans la même typographie. Ceci permettra de comprendre que l’absence de sucre ajouté est parfois compensée par une forte quantité de graisse, ou que "riche en fibre" signifie aussi "riche en matières grasses". Si la démarche a par ailleurs l’avantage de faciliter la circulation des produits en Europe - comme le rapport concernant l’adjonction de vitamines et de substances minérales aux denrées alimentaires - cela évitera une toujours possible hypocrisie de l’industrie agro-alimentaire. Si les exemples peuvent se multiplier, que peut-on en conclure pour demain ? Le bio se comprend dès qu’il est expliqué clairement et que les avantages du consommateur sont clairs et partagés. Dans l’esprit public, bio, éthique, développement durable, etc... se confondent et reçoivent de plus en plus un accueil positif. L’industrie agro-alimentaire réunionnaise doit savoir qu’avec un prix compétitif, les consommateurs réunionnais vont passer à l’acte... d’achat. Le besoin du consommateur d’une lecture simplifiée des emballages (les tableaux nutritionnels seraient en cours de refonte) doit être pris en compte. Enfin, une plus grande confiance dans l’information permettra qu’une affirmation ne puisse plus cacher un oubli volontaire, parfois hypocrite, de l’industriel ou du distributeur. C’est une avancée vers la transparence de l’industriel conduisant à une alimentation plus sincère et donc du développement d’un dialogue producteurs/industriel/distributeurs/consommateur nouveau, que l’ORGECO Réunion veut anticiper.
La santé va revenir dans les produits alimentaires plus comme une réalité économique que comme un argument marketing. Dans les 2 ans à venir, c’est une véritable révolution qui va se mettre en place, pour notre plus grand bien. Il reste à espérer qu’une certaine distribution cessera ses promotions plutôt honteuses sur les crèmes glacées riches en calories, ou tout au moins dépensera autant d’énergie et de budget pour les produits sains...
Noor-Olivier Bassand Président de l’ORGECO
Réagir sur site ORGECO : www.orgeco974.org
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
In kozman pou la rout
Malgré l’argent abondant transféré par la France : il manque plus de 50000 logements sociaux
Conseil communautaire du 10 juin 2026
Mobilisation de l’intersyndicale
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture