Courage

3 mai 2008

Combien de temps encore doit-elle souffrir ? Combien de temps encore doit-elle être l’enjeu d’une lutte de pouvoir entre les FARC et le pouvoir en place ? Combien de temps encore doit-on accepter qu’un grand pays comme la France ne puisse protéger ses ressortissants ?
Combien de temps encore devons-nous accepter les élucubrations et les pas de deux des principaux leaders sud américains, alors que cela ne donne aucun résultat ? Combien de temps encore doit-on se cacher les yeux devant cette situation, qui serait drôle si elle n’était pas tragique ?
Alors courage Ingrid, et tous les autres otages que la guérilla maoïste oppresse. Les FARC n’ont de communiste que le nom, comme nos “amis” soviétiques avant eux, comme les Chinois, comme tous les tyrans d’Asie et d’Amérique du Sud, qui se disaient communistes.
Courage, le jour viendra où votre libération viendra sceller une réconciliation au sein du peuple colombien. Mais d’ici là, que nos cœurs se joignent aux vôtres, et que notre espoir de vous revoir libre vous serve de bâton de pèlerin le jour où vous n’y croyez plus.

Combien de morts encore faudra-t-il pour que les puissants de ce monde s’inquiètent enfin de la situation au Darfour ?
Combien de femmes et d’enfants devront encore donner leurs vies à cause de la folie ethnique des hommes ?
Combien d’innocents seront encore transformés en martyr de la paix, simplement parce qu’un président, et un chef rebelle veulent nettoyer le pays de la “race” de l’autre ?
Combien de temps devrons-nous, encore, voir et subir, impuissants, l’horreur qui se déroule sous nos yeux ?
Le conflit au Darfour entre dans sa sixième année. Plus de 300.000 personnes ont déjà péri. Le droit d’ingérence, inventée par Bernard Kouchner, ne s’applique-t-il pas aux pays pauvres ? Qu’attendent les gouvernants des plus grandes démocraties pour intervenir enfin ?
En ces jours anniversaires de ce génocide qui nous ramène, nous humains, à ce qu’il y a de pire en nous, on peut se poser ces questions.
Et malheureusement, on ne voit aucune solution poindre à l’horizon !
Alors courage, frères africains que la tyrannie et la mort oppressent. La conscience des peuples ne peut rester éternellement sourde à votre désespoir. Et un jour, bientôt espérons-le, un des grands du conseil de sécurité de l’ONU va finir par intervenir.

Combien de temps cela durera-t-il encore ? Combien de temps les Turcs pourront-ils, impunément, aller massacrer des Kurdes ? Combien de temps la communauté internationale restera-t-elle sourde aux cris des enfants qui meurent ? Combien de temps cela doit-il encore durer ? Au nom du futur élargissement de l’Europe, les grands de ce monde regardent et laissent faire.
Alors, courage frères kurdes, un jour viendra où vous aurez votre propre pays, un pays kurde, pour les Kurdes, par les Kurdes.
Car après tout, quelle demande est plus légitime : celle d’un peuple historiquement martyrisé, où alors celle des grands pays colonisateurs, pilleurs de richesses ? L’histoire jugera les hommes à la hauteur de leurs crimes. Et vos bourreaux, Turcs, Irakiens, Européens devront rendre des comptes à vos générations futures, à nos générations futures.

Mais, on ne peut avoir l’indignation sélective. Sous prétexte de faramineux contrats financiers, comment passer sous les silences les exactions des chinois au Tibet ? Comment accepter qu’un des pays qui comptent parmi les plus vertueux et les plus mystiques, soit, aujourd’hui, transformé en bordel géant pour Chinois en tourisme sexuel ? Comment accepter que 99% des temples aient été détruits sous les coups de la folie tyrannique des gens de Pékin ? Et dire qu’ils se disent communistes !
Alors courage frères de tous les peuples soumis à la dictature, à l’oppression. Courage, et tenez bon devant la tyrannie et les injustices. Que la mort ne vienne pas vous prendre avant que vos yeux aient vu vos contrées libres est la seule prière que je puisse adresser aux dieux, et à nos gouvernants pour vous.

Courage, et vos combats sont, et seront aussi nos combats.

Bertil Bertrand Reshad


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