Di sak na pou di

Covid-19 : état des connaissances au 10 mai et recommandations en sortie de confinement

Philippe C. / 11 mai 2020

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1) Rappel : Porteur asymptomatique (ancienne appellation porteur sain)
C’est une personne qui est porteuse du virus mais qui ne présente pas de signe visible de la maladie. Cette personne ne sait même pas qu’elle est porteuse de la maladie. Cette personne est contagieuse.

2) Au début du confinement : premières mesures barrières
Dans les premières mesures barrières, on nous recommandait de tousser dans le pli du coude.
Même si on ne nous l’a pas dit clairement, cette recommandation était signe que ce qui était expulsé de notre bouche était dangereux si on était porteur du virus.

3) Pendant le confinement : clips de recommandations à la télévision
Il y a eu de nouveaux clips télévisés. Ils continuent d’être diffusés actuellement. Je rapporte ici le contenu de l’un d’entre eux :
« Informations Coronavirus. Comment lutter contre le Coronavirus ?
Quand nous parlons ou quand nous toussons, nous pouvons transmettre le virus par de petits postillons.
Quand on pose sa main sur une surface contaminée et ensuite sur son visage, que l’on touche des centaines de fois par jour, le virus peut nous infecter en passant par la bouche, le nez ou les yeux.
En sortant, une personne, même si elle ne semble pas malade (NDLR : une personne asymptomatique), peut contaminer trois personnes en moyenne qui à leur tour en contaminent trois autres…
L’épidémie se propage alors à toute vitesse !
Mais en nous lavant les mains très souvent, en toussant dans notre coude ou dans un mouchoir jetable, en respectant une distance d’au moins un mètre avec les autres, en restant confiné chez soi et en limitant nos sorties nos besoins essentiels, nous évitons la propagation du virus pour nous et pour les autres.
Ensemble faisons bloc contre le coronavirus. »

Dans ce clip, on reconnait deux possibilités d’émission de particules dangereuses : le parler ou le tousser.

31) On nous propose la même parade pour la toux.
32) Mais où est la parade pour le parler ?

On ne nous demande pas de ne pas parler.
Le respect d’une distance d’un mètre n’est pas suffisant. En effet, et notamment dans un espace public, une légère brise peut emporter les petits postillons dangereux bien plus loin, sur des surfaces plus éloignées, mais aussi au visage des grands, sur la tête des petits…
Alors ?

4) Voici le « GROS PLAN » (en caractères blancs sur fond rouge) du Quotidien du 09 mai page 3 :
« GROS PLAN / LES CHIFFRES / Pendant le confinement, un cas peut contaminer sept autres personnes. En situation de déconfinement, un cas peut en provoquer 20 autres »

Dans le même journal, page2, le préfet rappelait : « Le virus circule peu, mais est bien là »
Effectivement jeudi 7 mai, il y a eu 2 nouveaux cas ; vendredi +3 ; samedi +1.

Si on considère le paragraphe 3 ci-avant, cela donne : une personne, même si elle ne semble pas malade, peut contaminer vingt personnes qui à leur tour peuvent en contaminer vingt autres.
Si on n’a pas de chance, un seul cas peut créer environ 400 cas autochtones en une vingtaine de jours…
Chiffre à comparer aux 150/170 cas autochtones du 11 mars au 09 mai.

La deuxième vague risque de se propager à très très grande vitese.

5) Conclusion
La limitation de la propagation du virus passe par la limitation de l’émission des particules dangereuses.
A ce jour,
- sauf erreur de ma part, il n’y a pas d’obligation de port de masque dans les espaces publics
- ainsi qu’on peut le lire ici et là, le port d’un masque chirurgical « permet d’éviter la propagation de germes par voie aérienne », ou, même s’il serait un peu moins performant, le port d’un masque « grand public ».

6) Pour ma part
J’ai demandé à mon fils de ne pas envoyer sa fille à l’école, même si celle-ci est ouverte.

Philippe C