De l’importance de l’éducation

18 janvier 2007

Chaque jour, la presse relate des violences dues à une incompréhension qui nous échappe. Une société peut avoir une conscience élevée, mais l’éducation qu’elle a reçue peut la conduire à faire de mauvais choix. Entendre et voir les conflits tels que les guerres raciales, les mésententes et tensions familiales depuis sa plus tendre enfance, vivre au milieu de la violence peut inciter à prendre une mauvaise décision. Mais si nous prenons conscience de cette mauvaise éducation, nous pouvons tout changer.
Au milieu d’une marée tournée vers le mal, il y a toujours des guides, comme Gandhi qui obtint l’indépendance de l’Inde par la non violence active en faisant la grève de la faim. Il n’est pas nécessaire d’éduquer, mais plutôt de “déséduquer” pour enlever les mauvaises informations reçues. Ce n’est pas facile de renier ses pensées d’avant. On peut retomber dans son éducation passée. Mais on ne peut changer la conscience collective sans changer les consciences individuelles.
Ceux qui ont des préjugés sur certaines situations, parce qu’ils n’ont pas la bonne information, devraient mieux s’informer pour avoir les arguments pour étayer leur vision. Toute l’histoire de l’humanité repose sur le fait que la rumeur et le mensonge dominent et nous font aller taper sur ceux de la vallée d’à côté. On raconte des choses inexactes, la haine monte, des politiciens la reprennent et l’exploitent...
Pour remédier à cela, il faudrait commencer par censurer les écrits religieux qui ne respectent pas les Droits de l’Homme, enlever tout ce qui incite à l’irrespect et insérer à la place des textes indiquant comment aimer les différences. A commencer par les minorités qui ont le plus besoin de l’application des Droits de l’Homme, car pour elles, ça ne s’applique pas et les dirigeants ne le voient pas. Une commission indépendante, composée de philosophes, de psychologues, d’universitaires, de parlementaires, d’experts neutres, pourrait examiner tous les textes des religions majoritaires et minoritaires, pour faire retirer les passages qui ne respectent pas les Droits de l’Homme.
Etre non violent, c’est être debout comme Gandhi et pointer le doigt vers ceux qui nous agressent. Les forces du bien ne peuvent pas rester inactives quand les forces du mal agissent. L’humanité n’augmente-t-elle pas ses chances de destruction par la faute de gouvernements qui prônent comme modèle d’action l’intervention militaire et la vengeance en se réclamant de Dieu et de la chrétienté ? Ceux-là n’appliquent pas le message de Jésus qui a dit : « Aimez vos ennemis, et si on vous frappe la joue gauche, tendez la joue droite ». La plus grande puissance du monde est en train d’imposer un modèle d’action qui ne peut que conduire l’humanité à sa perte. Et la France, que fait-elle en Afrique pour éviter les conflits ethniques ?
N’est-il pas temps pour les pacifistes du monde entier de s’unir pour une révolution mondiale de la paix ? Ils sont tellement plus conscients et leur puissance est tellement plus grande que celle des personnes violentes. Autrement, le terrorisme va continuer de s’intensifier tant et aussi longtemps qu’on essaiera de le combattre par d’autres violences. Chaque personne qui désire la paix pour tous les êtres humains est importante et peut faire quelque chose. Il ne faut pas croire que nous ne pouvons rien faire ou que nous sommes trop petits. Un seul être humain a le pouvoir de sauver l’humanité. Chacun de nous doit se sentir concerné...
Les enfants rêvent de changer le monde, mais c’est le monde qui les change !

Désiré Brémont


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