Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
3 décembre 2008

Le samedi 22 novembre 2008, pour la 6ème fois, des hommes et des femmes vêtues de blanc se sont retrouvés au jardin de l’Etat pour manifester leur désir de voir cesser les violences faites aux femmes.
C’est l’occasion de dénoncer, en défilant, toutes les tragédies vécues par des femmes et leurs enfants, quand elles sont confrontées à la brutalité d’un compagnon.
En France, à La Réunion, dans le monde, des femmes sont insultées, humiliées, battues, violées, assassinées quotidiennement. Les chiffres sont en hausse et ce n’est plus tolérable.
Notre organisation, l’Union des Femmes Réunionnaises a été parmi les premières à révéler au grand jour ces violences le plus souvent intrafamiliales.
Notre Présidente, Huguette BELLO, demande qu’une loi-cadre soit enfin votée en France, pour que ce fléau soit pris comme un problème de société et traité comme tel avec un arsenal de mesures rigoureusement respectées (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).
La municipalité de St Denis s’est associée à la manifestation, en drapant de blanc la façade de la mairie et en proposant une charte pour les femmes.
Le document présenté par le Maire Gilbert Annette a été proposé aux responsables Mme Baillif, Mme Dindar, Mme Bello avec pour objectifs :
- L’ informations dans les quartiers au sujet des violences
- Le respect de l’image de la femme dans les publicités affichées en ville de Saint-Denis
- Des appartements réservés aux femmes qui fuient le conjoint violent.
Autant de décisions allant dans le sens d’une vraie lutte contre les violences.
En tant que Tamponnaises, citoyennes de cette ville, nous demandons au maire et député Didier Robert de bien vouloir réfléchir lui aussi à ces terribles situations vécues par les Réunionnaises et leurs familles.
La ville du Tampon a hélas déploré des décès des victimes assassinées par leur ex compagnon récidiviste :
- Florence poignardée en 2004
- Béatrice et son petit-fils massacrés en septembre 2007.
Le Tampon, grande cité du Sud pourrait se doter d’une structure d’hébergement pour personnes en grande difficulté et femmes en détresse. Cette demande a été formulée par Mme Gibralta et Mme Berne de 2001 à 2007 pendant leur mandat de conseillère municipale.
Enfin, le député-maire Didier Robert pourrait, avec l’appui de son Conseil municipal, proposer quelques solutions pour aider à éradiquer ce fléau :
- informations du citoyen,
- participation à la Marche Blanche,
- recherche de logements pour les familles en danger...
"Tampon ville culturelle", "Tampon ville scientifique", c’est ce qu’on lit un peu partout sur des banderoles. Pourquoi pas "Tampon ville à l’écoute des femmes battues" ?
Joachine Grondin, Rosemay Gibralta, Marilène Berne
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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