Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
23 mars 2010

Un poète se meurt de temps en temps. Mais jamais ce poète n’est plus vivant que quand il est mort. Dernier exemple en date, Jean Ferrat. Tout a vraiment changé depuis qu’il nous a quittés, vous ne trouvez pas ? Nous savions que ses chansons sont intemporelles, universelles et qu’elles resteront éternelles : “Que c’est beau la vie”, “Que serais-je sans toi”, etc. Des classiques, de son vivant. Patrimoine. Mais pourquoi a-t-il fallu qu’on l’enterre pour que l’on se rende compte à quel point il est vivant ? Depuis combien de temps s’était-il retiré ? Combien avait-il raison ! Lui, il avait compris que l’Homme est un loup pour l’Homme et qu’il devait s’en préserver. Le poète sommeillait en Ardèche, fuyant les futilités du monde d’aujourd’hui, pour préserver son authenticité, et c’était comme s’il n’était plus parmi nous. Il a fallu qu’on l’enterre pour qu’on se rende compte qu’un poète, ça vit très, très longtemps. Et c’est comme si tout recommençait. Dans les cœurs, combien sont-ils plus que jamais vivants ? De quoi former des cercles…
Marc Kichenapanaïdou
Courrier des lecteurs
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In kozman pou la rout
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