Fonction publique : mobilisations à Saint-Denis devant la préfecture et à Saint-Pierre
30 septembre, parSalaires, emplois, moyens et défense des services publics : la mobilisation a réuni ce mardi 29 septembre des agents de la fonction publique (…)
1er avril 2009

C’est bientôt la Semaine du Développement Durable. De quel développement durable s’agit-il ? Parler de développement durable, n’est-ce pas une contradiction dans les termes au même titre que la notion de « guerre propre » ou de « capitalisme à visage humain » ?
C’est ce que pensent les partisans de la décroissance, comme Serge Latouche, qui classe les différentes conceptions du « développement durable » sous deux catégories : la catégorie « écocentrée » et la catégorie « anthropocentrée ».
Dans la première, l’expression signifie protection de la vie en général ; dans la seconde, le bien-être de l’Homme.
Pour reprendre les mots de S. Latouche :
« Pour les uns, le développement durable, c’est un développement respectueux de l’environnement. L’accent est alors mis sur la préservation des écosystèmes. Le développement signifie dans ce cas bien-être et qualité de vie satisfaisants, et on ne s’interroge pas trop sur la compatibilité des deux objectifs, développement et environnement. Cette attitude est assez bien représentée chez les militants associatifs et chez les intellectuels humanistes. La prise en compte des grands équilibres écologiques doit aller jusqu’à la remise en cause de certains aspects de notre modèle économique de croissance, voire de notre mode de vie […].
Pour les autres, l’important est que le développement tel qu’il est puisse durer indéfiniment. Cette position est celle des industriels, de la plupart des politiques et de la quasi-totalité des économistes ».
C’est ainsi qu’en 2004, l’ancien PDG de Renault, Louis Schweitzer, disait : « Le développement durable n’est ni une utopie, ni même une contestation, mais la condition de survie de l’économie de marché ».
De quel développement durable s’agit-il ? S’agit-il de préserver la nature pour la rendre compatible avec le système capitaliste, ou s’agit-il de remettre en question un mode de production qui, par essence, détruit la nature ?
En 2002, G. W. Bush disait : « Notre niveau de vie n’est pas négociable ».
Les choses ont changé depuis : l’économie-monde traverse une crise telle qu’elle n’en avait plus connue depuis longtemps, même si, techniquement, il ne s’agit pas encore de dépression, mais de récession.
Mais déjà, nous voyons dans les mouvements sociaux les contradictions travail/capital qui semblent remettre en question tout projet politique fondé sur une hypothétique « cohésion sociale », sauf à demander aux travailleurs de se serrer davantage la ceinture pour régénérer le capital détruit par la crise financière. C’est la position du patronat : travailler plus et plus longtemps, travailler le dimanche, 7/7j et 24/24.
Ce qui fait problème dans la notion de développement durable, c’est la notion de développement, s’il s’agit d’inscrire dans la durée un modèle productiviste en le rendant compatible avec la protection de l’environnement.
Ce serait compatible, si dans les mesures de croissance, on tenait compte du « capital naturel » détruit et non renouvelé.
Or, tel n’est pas le cas actuellement.
Pour débattre de la question, un colloque sera organisé le samedi 4 avril à l’Hôtel de la Région de 8h30 à 12h30.
Bernard Pitou, militant altermondialiste
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Messages
5 avril 2009, 21:26, par alberte
votre questionnement est très intéressant, mais pour avoir assisté à ce colloque, aucune interrogation contenue dans votre pensée. Rien de très philosophique, ce colloque : certes, les interventions étaient très intéressantes, chacun intervenant dans son champ de compétence, mais d’enracinement du développement durable à partir du champ philosophique, que nenni ! aucun débat, rien, à partir de quand prend -il racine, à parrir de quelle pensée ou penseur ? rien
on a tt entendu mais rien de très philosophique lors de ce colloque dont la finalité demeure tt aussi incertaine.