Le recteur d’Académie l’a annoncé : 300 ETP dans les filières administratives et vie scolaire seront supprimés, c’est-à-dire que plus de 500 personnels se retrouveront sur le carreau si aucune mesure n’est prise. (300 emplois temps plein correspondent en effet à 500 personnels employés sur 20 et 30 heures).
Par ailleurs, plus de 600 personnels en contrats aidés exerçant dans la filière ouvrière (TOS) devraient connaître le même sort (le recteur n’en a pas parlé parce qu’il considère que ce n’est plus l’Etat qui gère ces personnels, alors que c’est bien lui qui est toujours employeur).
C’est donc au final 1.200 collègues qui sont directement concernés. Ces suppressions d’emploi concernent également tous les personnels titulaires administratifs, de vie scolaire, TOS et même enseignants, puisque les conséquences seront dramatiques pour le fonctionnement des services .
À ce jour, nous n’avons toujours aucune réponse des pouvoirs publics alors qu’il y bien longtemps que nous avons tiré la sonnette d’alarme. Du côté du secrétariat à l’Outre-mer, silence radio !
Ces suppressions d’emploi, c’est de la violence sociale à l’état pur !
Il manque dans notre académie plusieurs centaines d’emplois de titulaires, de surcroît, les remplacements ne sont même plus assurés, alors il est plus que temps de dire stop en exigeant tous ensemble :
• Un moratoire sur les fins de contrat dans l’attente d’un plan d’intégration avec un échéancier précis et négocié (concours réservés etc...)
• Que les futurs recrutements servent en priorité à résorber la précarité dans nos services.
• La transformation des emplois précaires en emplois de titulaires et l’arrêt du recours à la précarité.
Quant au fameux contrat unique qui ne fera qu’institutionnaliser davantage la précarité, les contours et modalités sont encore bien flous. Il ne constitue pas la réponse attendue par les personnels précaires comme titulaires.
En effet, ce n’est pas d’une énième version d’emplois précaires dont les personnels ont besoin, mais de l’arrêt du recours à la précarité et d’un plan de rattrapage en emplois statutaires qui passe par la transformation des emplois précaires en emplois de titulaires.
Pour faire avancer ces revendications et dire stop aux suppressions d’emplois, le SGPEN-CGTR ainsi que la FSU envisagent dès la prochaine rentrée d’octobre d’appeler les personnels à la grève.
Partout et collectivement, nous devons réagir, la précarité n’est pas une fatalité, un emploi décent et statutaire pour tous, une remise à niveau des emplois de titulaires, ensemble, allons de l’avant !
Le Secrétaire général du SGPEN-CGTR,
Patrick Corré
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