L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
9 septembre 2006

En date d’aujourd’hui, en l’absence d’une perspective de reprise, le secteur touristique reste dans une situation extrêmement difficile et n’est pas prêt d’en sortir si des solutions solides et efficaces ne sont pas trouvées pour convaincre les touristes que La Réunion n’est pas l’île de tous les dangers, comme l’ont montré certains médias. Même si cette désaffection des visiteurs est bien le résultat du chikungunya, il n’en demeure pas moins que l’information, les images spectaculaires sensationnelles malsaines parfois exagérées, diffusées à outrance et relayées par des médias nationaux ont une grande part de responsabilité dans cette situation catastrophique. Je serais tenter de dire que les malheurs des autres font le bonheur des uns et que certains médias ont fait leur choux gras sur la souffrance des réunionnais. Alors que le tourisme a connu une année difficile avec 409 000 personnes qui ont visité l’île contre 430 000 en 2004 et 432 000 en 2003, la contre-publicité faite injustement à La Réunion par l’épidémie du chikungunya est la cause évidente et essentielle de cette situation alarmante, n’en déplaise à certains ! Force est de constater que nos voisins mauriciens ont su eux limiter les dégâts malgré tout. Il faut savoir que la situation sanitaire réunionnaise est bien meilleure que certains pays de la zone. Malgré un net recul des voyageurs en provenance de La France Métropolitaine (soit 20%), les hôtels mauriciens affichent un taux de remplissage de 60%, avec notamment une croissance des arrivées en provenance d’Italie, d’Afrique du Sud, d’Inde, etc... Alors que l’île Maurice, au premier semestre 2006, donc en pleine crise, a accueilli 360 000 visiteurs avec une progression de plus de 3% par rapport à la même période de 2005, comment expliquer que La Réunion était elle dans une situation économique préoccupante. D’autre part, comme le dit le proverbe : " il ne faut pas mettre tous ses œufs dans un même panier ", il me semble donc absolument urgent de repositionner l’offre touristique locale en élargissant notre clientèle à d’autres pays européens, étrangers et d’arrêter de se focaliser sur la clientèle métropolitaine qui représente certes 80% des visiteurs. La grande campagne de relance de la destination Réunion prévue prochainement ne suffira pas, à mon sens à redonner une totale confiance aux touristes après tout le mal causé à notre département. La relance de la filière touristique, doit plus que jamais passer par une présence forte et active des professionnels locaux lors du prochain salon international du tourisme Top Résa, mais aussi par des spots publicitaires et reportages sur les chaînes nationales. Le travail de reconquête des touristes est immense et nous devons prendre conscience de l’enjeu et du défi qui nous attendent pour les prochaines années.
Errare humanum est... perseverare diabolicum est.
À bon entendeur, salut !
Didier Naze
Saint-Denis
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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