Aujourd’hui par le courage d’une ou d’une poignée de personne, nous constatons qu’à La Réunion l’esclavage n’est pas mort. Oté Sarda té la roul anou, ton zoli kozman trinn’ anou dan la bou (Ziskakan). Et entre vous et moi, tant qu’il y aura des personnes considérées comme des instruments économiques ou bien sous la dépendance d’un décideur pour des “minima sociaux”, l’esclavage contemporain à La Réunion est dans du bon terreau (Même pas peur).
Ayant eu vent des conditions dans lesquelles se retrouvent des Chagossiens, des personnes comme vous et moi, à Saint-André je viens par la présente vous crier mon dégoût pour des personnes qui cautionnent de près ou de loin de telles pratiques.
A la fin des années 60, les Chagossiens ont été expulsés de force, de leurs îles natales. La kapayé, la fé anbarké, des personnes comme vous et moi, domoun konm mwin, domoun konm zot. A La Réunion comme dans d’autres pays, les politiciens traitent ces personnes comme des moins que rien. Politisyn i fé lo syn ansanm domoun, domoun kom nou.
Ils ont été acheminés par bateau vers l’île Maurice, comme nos ancêtres venus d’Afrique la saroyé, ladéporté, pour laisser la place à la construction d’une base militaire américaine. Pendant ce temps, Diplomat pass la pomad, pour ne pas répondre à leurs attentes qui sont : konbyn lotan i fo atann, pou mèt in bouké si latomb de leurs ancêtres.
Je pense qu’il est temps pour que band Réyoné, band Morisyn, i donn la min bann Sagosyn, pou mayé, pou souké, pour dénoncer les traitements et les abus subis par nos cousins à la Réunion comme à l’île Maurice. Surtout pou rann bana zot dinité.
Quant à moi, sous cette forme, mon cri d’aujourd’hui est une pierre, in rosh, un cailloux, in galé, sina pou saboul, na saboul ansanm. Leurs souffrances, leurs cris, zot pléré, seront les nôtres et si néna pou pléré, na plér ansanm.
Sagosyn, Sagosyèn, pétèt somanké, dawar talèr, si Bondyé na pityé, la tèr Sagos sora pou Sagosyn.
Tiloun Ramoune
17 août, par Manuel Marchal
Rentrée scolaire à La Réunion : les communes avancent en ordre dispersé face à la baisse de l’argent de la France pour les PEC
17 out, sanm Justin
Mézami shak ané, kan i ariv pou koup kann — é kan néna késhoz pou koupé — néna demoune apré s’plègn pars issi La Rényon néna pi d’koupèr d’kann é (…)
17 out, sanm Justin
In kozman pou la rout
17 août, par Manuel Marchal
180 litres d’eau par jour et par personne, plus de 30 % de fuite dans les canalisations : droit dans le mur
17 août
Des administrations françaises cibles de plusieurs cyberattaques dans notre région
17 août
Journée internationale de la jeunesse sous le signe de la révolution technologoque