Di sak na pou di

Et si pour ne pas changer on parlait un peu de l’autonomie alimentaire

Georges Gauvin / 5 janvier 2021

Mes amis j’ai en ce moment devant moi un livret édité par notre parti et réunissant ses propositions pour tirer notre pays de ses difficultés. Ce livret a pour titre : « ile de La Réunion - Pour un nouveau contrat social… » Vous savez que ce n’est pas la première fois depuis 1959, date de naissance de du PCR que celui-ci fait des propositions sérieuses pour nous garantir un meilleur avenir.

JPEG - 69 ko

Je cite un peu au hasard le plan de survie de l’année 1975, le plan EDDE (économie développement durable et l’environnement, le plan régional fait par Paul Vergès lorsqu’il était le premier vice-président du conseil régional – Camille Sudre étant le président, les 25 propositions du parti et bien d’autres documents qui ont été établis à chaque fois qu’un gouvernement affirmait son intention de développer La Réunion et qu’il interrogeait les Réunionnais. Jamais notre parti communiste ne s’est désintéressé du sort de notre pays et de notre peuple. Au contraire il a toujours été présent
Ceci pour dire que notre parti, ses dirigeants, et ses militants, ainsi que ses amis se sont toujours souciés de l’avenir du pays.

Garantir à notre pays et une vie meilleure.

Parmi toutes les idées développées, je retiendrai aujourd’hui l’une d’entre elles qui a porté plusieurs noms différents : parfois on a reconnaît sous l’appellation autonomie alimentaire, parfois l’autosuffisance alimentaire, ou encore la sécurité alimentaire. Peu importe le flacon si toutes les appellations convergent vers une préoccupation unique : garantir l’avenir de notre pays et de son peuple en cas de coup dur ou simplement pour assurer à La Réunion et aux réunionnais une vie meilleure.
Certes la démarche n’est pas classique et traditionnelle pour un parti mais je pense après avoir participé à nombre des élaborations et après avoir baigné des années durant dans la culture du parti qu’i s’agit d’une démarche particulièrement efficace puisqu’elle a toujours contribué à priver ses adversaires et je pense surtout à l’état néocolonial de la meilleure arme en politique : celle des idées.

Mais l’autonomie alimentaire est-elle nécessaire ?

Une première question qu’il ya lieu de se poser et c’est la suivante : l’autonomie alimentaire est-elle vraiment nécessaire ? Elle l’est bien sûr à La Réunion comme à d’autres pays et régions du monde. I kont pa dsi baton tonton pou travèrss la rivière ! On ne peut pas toujours se fier à La France et à l’Europe pour nous procurer le manger et le boire. On ne peut pas compter sur eux pour remplir notre garde-manger. Ce serait trop risqué : Il y a eu des guerres auparavant et notre peuple en a énormément souffert. Il y a aujourd’hui la covid-19, et après cela il y aura quoi ? D’autres guerres, d’autres pestes, de nouvelles pandémies, d’autres catastrophes. Ne pas y penser et ne pas agir en conséquence ce serait faire preuve de beaucoup de légèreté, d’irresponsabilité.
Une deuxième question que nous devons nous poser et c’est la suivante : l’autonomie alimentaire est-elle possible, est-elle faisable ? Et pour quels types de production ? On peut déjà affirmer qu’elle est possible et cela ressort de l’histoire même de La Réunion, des capacités de notre peuple, ainsi que de toute la littérature écrite sur notre pays. Mais attention, il ne s’agit pas de revenir en arrière mais d’avancer dans la production de qualité et dans des productions diversifiées.
Maintenant on peut affirmer que nous pouvons et nous devons bâtir le socle de nos productions alimentaires suffisant pour notre peuple puisse boire et manger et s’il ne produit pas cent pour cent de ce qu’il consomme, il peut se lancer dans une quasi-suffisance alimentaire.

A suivre