Di sak na pou di

Et si pour ne pas changer on parlait un peu de l’autonomie alimentaire (2)

Georges Gauvin / 6 janvier 2021

Hier j’ai écrit de l’autonomie alimentaire qu’elle est nécessaire, qu’elle est possible, avec une production en qualité et en diversité. A nous de bâtir ce socle de productions. Si on n’y arrive pas tout de suite au moins mettons-nous en chemin.

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Cette fois il y a une troisième question que l’on doit se poser : disons c’est une question technique en matière d’agriculture, d’élevage, de pêche et autres. D’après vous pouvons-nous continuer avec les engrais et les insecticides chimiques ? Notre réponse est non. Car si nous voulons la qualité et la diversité nous ne devons pas le faire, mais nous devons réparer ce que nous avons détruit. Le bio n’est pas un gros mot mais c’est avec lui que nous pouvons assurer à notre population dans l’avenir une meilleure alimentation et plus diversifiée.

I fo ni rofé 

Désempoisonner la terre, qui ne doit plus être considérée comme un support stérile mais comme un être vivant avec ses millions et milliards de micro-organismes. Nous devons nettoyer l’eau pour que les nappes phréatiques redeviennent ce qu’elles étaient, que nos rivières redeviennent nos rivières avec leur faune et leur flore d’origine et que la mer devienne la mer, et le climat ce qu’il était sans les destructions humaines. Pas d’un seul coup bien sûr mais au fur et mesure.

La place des petits planteurs

Une quatrième question à nous poser : Quelle place réservons-nous aux petits planteurs ? comment auront-ils une bonne formation ? La politique du gros qui mangent les petits doit cesser. Une place de choix leur revient en permaculture, en agriculture bio, en agro-forestrie, et pour la transformation de leurs produits menant à l’autonomie alimentaire ;
Des études faîte par les services agricoles en France montrent que les petits planteurs en cultivant des superficies petites peuvent assurer un niveau de vie acceptable à leur famille. En même temps cela donnera des emplois dont le pays a cruellement besoin.
Attention je ne pense pas seulement à ce qui se fait en France, mais aussi aux expériences réunionnaises, ainsi qu’aux expériences africaines et autres. La nouvelle agriculture réunionnaise ne part pas de zéro, mais des expériences qui se font un peu partout dans le monde et qui réussissent bien, mais on aura le temps d’en parler.

Encore une autre question

Celle-ci porte sur les traités existants, les décrets et les lois et les différentes règlementations. Et ma question est de savoir si ces textes vont dans le sens de l’autonomie alimentaire. Nous n’y avons jamais été associés et à la vérité ils cachent des pièges de nature à faire obstacle à notre autonomie alimentaire. Dans ces conditions il y a lieu de revoir ces textes et les adapter à nos nécessités. Une adaptation est d’autant plus nécessaire si nous entendons pratiquer des échanges gagnant-gagnant avec les pays qui nous environnent dans notre intérêt et dans leur intérêt.. ; Les textes existants actuellement ne sont pas bons pou nous et ils pourraient condamner nos initiatives et les faire mourir dans l’œuf.

Fin



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  • Même le sel est importé ici, sur une île, un comble non ? En effet, malgré celui qui est issu de la Saline, vendu comme du luxe, plus cher encore que la fleur de sel issue elle des salins de Guérande par exemple. Pour en plus offrir des emplois durables (qu’est-ce qui l’est plus, de durable que nos alimentations ?) à des jeunes diplômés qui n’ont pour le moment hélas pas vraiment de perspectives, limitant leur ambition malgré leur réussite et l’investissement familial pour les transports, les logements, les repas, le matériel pédagogique demandé, c’est un gâchis. Avec l’avènement du Bio, il y aura du boulot, ça rime bien et ce n’est pas utopique, mais nécessairement réaliste. Qui refuse de manger mieux, moins, c’est bon pour la santé, et avoir un travail utile, digne ? Personne. Un virage doit se faire pour éviter la catastrophe, que les collapsologues, les tenant de l’apocalypse annoncent. Changer de paradigme mais pour cela, il faut changer me mentalité. Pour le moment, les gens se contentent de consommer sans trop se poser des question sur les origines géographiques, le contenu plus ou moins chargé en produits chimiques comme les conservateurs,les exhausteurs de goût, les colorants sans oublier les antibiotiques donnés aux animaux d’élevage, on en tue 3 000 000 chaque jour en France ! Jamais autant. Nous verrons bien combien de temps cela prendra, les décideurs, lancez-vous, ça urge et tout est lié, finances, santé, travail, pollution, espérance, confiance en l’avenir pour nos enfants, si j’ose dire, "tout simplement", Non, tout ne va pas bien Me la Marquise ! Arthur qui souhaite une bonne année 2021 à tous et toutes, ici et ailleurs, l’espoir fait vivre et nous sommes tous sur le même vaisseau spatial, la Terre que l’on se doit d’étudier, remercier et protéger avec respect, mais ça, c’est une autre histoire//// Qu’en pensez-vous en ce début Janvier ?.....

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