Evaluations de CM2 : des résultats improbables

3 avril 2009

La FCPE départementale est peu surprise par les résultats des évaluations des élèves de CM2, dont l’ensemble de la communauté éducative avait dénoncé les conditions d’organisation. Ces résultats ne pouvaient être favorables : items portant sur des parties de programme non effectuées et barèmes sans nuance.

La FCPE aimerait qu’on n’explique comment il s’y est pris pour agréger des résultats qui ne peuvent être comparables, du fait que les enseignants n’ont pas tous fait passer la totalité des items ou ne les ont pas tous évalués selon le barème national. Elle aimerait en particulier savoir comment sont comptabilisés les résultats des élèves sur les items de la deuxième partie du programme de CM2, qui n’avait pas encore été traitée en janvier.

La FCPE départementale dénonce à nouveau ces évaluations qui ne font rien de plus que pointer les inégalités entre les enfants, et permettent des jeux de comparaison entre les classes et les écoles des communes et circonscriptions sans pour autant bénéficier davantage de moyens à la prochaine rentrée scolaire. Il n’est pas certain que pendant ces 4 mois restants, les enseignants vont gommer les difficultés graves de certains élèves à moins de les faire travailler hors temps scolaires en les stigmatisant davantage et leur priver de vacances scolaires.

La FCPE nationale a, dans un courrier envoyé à Xavier Darcos en mars, demandé l’abandon de ces évaluations au profit d’évaluations élaborées par la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Education nationale) qui permettraient un réel pilotage du système éducatif.

La FCPE réitère sa demande de réelles évaluations diagnostiques nationales. Elle demande également au ministère de ne pas persister dans la voie qu’il a choisie, à savoir la dénaturation du principe même d’évaluation et la dégradation de l’image du système éducatif français.

Ces résultats démontrent que l’Académie de La Réunion doit accentuer davantage de moyens dans le premier degré, le langage maternel et le bilinguisme doivent être pris en considération dès la scolarisation des élèves, mais encore faut-il traduire les projets éducatifs en actes et une réelle volonté de tous, y compris, nous parents d’élèves.

Pour le Président,
Le Vice-président,
Jean Odel Oumana.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus