Excelsior, Saint-Pauloise : L’avenir du foot local

7 octobre 2003

Quoiqu’on en dise, le football réunionnais suit sa progression, comme partout ailleurs, au niveau professionnel, comme au niveau amateur. Les demi-finales régionales de la Coupe de France en sont la preuve récente, car, selon moi, il y a eu de la qualité, de l’intensité et du suspense. La contre-performance de la Saint-Louisienne ne doit pas remettre en cause tout le positif acquis depuis une dizaine d’années avec des entraîneurs tels que Jacques Robert, Patrick Laborde et Jean-Pierre Bade.
Traversant une période de doute, comme en ont connu les grands clubs, la Saint-Louisienne a été éliminée par une Saint-Pauloise jeune, fringante, elle toute en confiance. Saluons ici la persévérance de deux entraîneurs, jouant aussi le rôle de dirigeant, à savoir Christian Dafreville (ex-pro de Martigues et Saint Etienne) et Pascal Defour (ex-sélectionné talentueux de La Réunion). Dans un contexte morose, ils ont ressuscité un club le propulsant vers une finale de coupe dont le prestige est inégalé en Métropole et Outre-Mer.
Cette Saint-Pauloise en devenir n’aura pas comme adversaire, le 26 octobre, l’Excelsior de Saint-Joseph mais plutôt la Tamponnaise. Celle-ci qui est l’une des équipes les plus régulières depuis une bonne décennie (championnats, coupes de La Réunion et locale de France, places d’honneur) a arraché, le mot n’est pas trop fort, sa qualification au détriment de l’Excelsior, grâce à un réalisme, et une expérience qu’est entrain d’acquérir peu à peu justement le club de Saint-Joseph. Patiemment, les joueurs du tandem Chebel-Pothin, ont supporté l’emprise technique des "Tangos" et leur supériorité collective qu’ils ont d’ailleurs très sportivement admises.
À ce sujet, il est bon de souligner la cohérence du club de l’Excelsior dans sa politique de formation et d’ouverture entreprise il y a six-sept ans sous la houlette de Goulam Gangate. Là où l’on recrutant ou parlait de "vedettes" et de "contrats" juteux, l’Excelsior, à contrario d’autres clubs (dont certains disparus...), s’est toujours efforcé de garder mesure et raison. La philosophie éducative et sociale de ce club co-géré avec le sage président Assing, ne pouvait que déboucher sur des résultats positifs et encourageants pour l’Excelsior mais aussi pour le football réunionnais. Voilà pourquoi une finale Excelsior/Saint-Pauloise (comme dans un lointain passé !) n’aurait pas "dépareillé" dans le décor du stade régional olympique.
À côté des valeurs reconnues telles que Tamponnaise, Saint-Pierroise, Saint-Louisienne, l’arrivée d’une Saint-Pauloise revigorée et la confirmation d’un Excelsior déjà bien pris en main par le jeune Hossman Gangate, sont autant de signes de la compétence de nos éducateurs-entraîneurs.


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Témoignages - 82e année


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