Di sak na pou di

FSU Réunion : engagée pour le pouvoir d’achat de tous

Courrier des lecteurs de Témoignages / 9 juin 2018

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En mai dernier, le Directeur Régional des Finances Publiques décidait de supprimer l’indexation des primes des agents hospitaliers, ce qui a conduit les personnels concernés à se mobiliser contre cette mesure et à en obtenir le gel provisoire. La FSU tient à féliciter les personnels hospitaliers pour leur mobilisation contre cette baisse programmée de leur pouvoir d’achat.

La majoration des salaires dans la Fonction Publique à La Réunion est régulièrement pointée du doigt, qualifiée par démagogie de « sur-rémunération » pour infuser dans l’opinion publique l’idée qu’elle serait une anomalie à laquelle il serait urgent de mettre un terme. Ce même ressort de communication a servi à justifier la suppression de la majoration des retraites outremer, le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires ou plus récemment le projet de suppression du statut des cheminots.

Ce discours populiste utilise un ressort bien connu : stigmatiser un groupe social, monter les uns contre les autres afin d’étouffer tout élan collectif à même de s’organiser pour exiger, pour le sujet qui nous occupe, la généralisation à tous d’une mesure de ré-équilibrage face à la cherté de vie.
Il alimente à peu de frais l’éternel « fonctionnaires-bashing » - qui sont pourtant loin d’être des « premiers de cordées » - au lieu de rappeler que la consommation et donc le pouvoir d’achat sont la clé de la croissance : chaque année cette indexation permet d’injecter 600 millions d’euros dans l’économie réunionnaise. La supprimer reviendrait à mettre en difficulté des familles entières mais aussi bon nombre d’entreprises dont les carnets de commande se videraient alors.

Oui la vie est plus chère à la Réunion pour tout le monde : les salariés du public et du privé, les étudiants, les chômeurs, les retraités, les allocataires de minima sociaux. C’est pourquoi la FSU demande que tous les salaires, dans le privé comme dans le public mais aussi les allocations chômage, les minima sociaux, les bourses étudiantes et les retraites bénéficient de cette compensation de vie chère.

En 2009, le mouvement du COSPAR s’est heurté au refus du Medef de faire la lumière sur les marges pratiquées notamment par la grande distribution pour établir le prix de vente des produits, y compris de première nécessité. Singulièrement, cette absence totale de transparence dans la formation des prix à la Réunion, qu’il s’agisse de la grande distribution, du logement ou des carburants n’est jamais dénoncée par ceux-là même qui préfèrent s’en prendre aux fonctionnaires plutôt qu’à ceux qui, dans la plus grande opacité, continuent à s’engraisser sur le dos de la population.

Que voulons-nous ? Une société où tout le monde tire le diable par la queue ou au contraire une société où un juste partage des richesses permet à tous de vivre décemment tout en participant activement à la prospérité économique ?
la FSU est engagée pour augmenter le pouvoir d’achat de tous les salariés, pour une société plus juste et plus égalitaire.
la FSU se bat aussi pour préserver les capacités d’action des services publics car ils jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale du pays, la redistribution des richesses, l’accès des citoyen.ne.s aux droits sociaux et dans la lutte contre les inégalités.

FSU Réunion